{"id":1120,"date":"2019-06-13T12:00:21","date_gmt":"2019-06-13T10:00:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/?p=1120"},"modified":"2023-12-03T12:30:15","modified_gmt":"2023-12-03T11:30:15","slug":"comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/","title":{"rendered":"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"justification_texte\"><strong>Nous vous proposons la seconde partie int\u00e9grale d&rsquo;un article de revue majeur traduit de l\u2019anglais par les Z\u00e9t\u00e9rinaires, qui \u00e9tablit une comparaison entre les m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et l\u2019hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire. Y seront abord\u00e9s les sujets de la pharmacodynamique et pharmacocin\u00e9tique, des preuves, de l&rsquo;\u00e9thique et de la d\u00e9ontologie concernant l&rsquo;hom\u00e9opathie<\/strong>. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Nous remercions le Pr P.-L. Toutain, co-auteur, pour son aimable relecture de cette traduction. La publication originale est disponible en libre acc\u00e8s : <a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/28821700\">https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/28821700<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>P. Lees, D. Chambers, L. Pelligand, P-L. Toutain, M. Whiting, M. L. Whitehead<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\"><em>La deuxi\u00e8me partie de cet article narratif reprend les bases th\u00e9oriques et pratiques n\u00e9cessaires pour \u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 et l\u2019efficience des m\u00e9dicaments conventionnels ou des produits hom\u00e9opathiques. Les m\u00e9canismes d\u2019action connus (ou invoqu\u00e9s\u2026) sont pass\u00e9s en revue et font l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse critique. Les preuves d\u2019efficacit\u00e9 des rem\u00e8des des deux cat\u00e9gories sont discut\u00e9es selon leur nature : exp\u00e9rience du praticien, m\u00e9ta-analyses et revues syst\u00e9matiques de r\u00e9sultats \u00e9manant d\u2019essais cliniques. L\u2019article envisage aussi la probl\u00e9matique du traitement des donn\u00e9es, de l\u2019\u00e9thique et des aspects n\u00e9gatifs de la pharmacologie et de l\u2019hom\u00e9opathie en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9valuation de l\u2019efficacit\u00e9<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">En m\u00e9decine et en th\u00e9rapeutique, les traitements peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de deux outils scientifiques diff\u00e9rents mais compl\u00e9mentaires. <strong>L\u2019empirisme <\/strong>\u00e9value si un traitement fonctionne r\u00e9ellement chez les animaux ou chez l\u2019homme en v\u00e9rifiant si le traitement poss\u00e8de une \u00ab efficacit\u00e9 clinique \u00bb via un effet th\u00e9rapeutique mesurable b\u00e9n\u00e9fique chez les animaux de laboratoire ou lors d\u2019essais cliniques. Le <strong>r\u00e9ductionnisme <\/strong>s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la fa\u00e7on dont le traitement fonctionne. On recherche le m\u00e9canisme d\u2019action au niveau mol\u00e9culaire, cellulaire, tissulaire\/organique, et on teste <em>in vitro <\/em>et i<em>n vivo<\/em>. Ainsi, on regarde si le traitement a un effet \u00e0 ces diff\u00e9rents niveaux d&rsquo;organisation et on v\u00e9rifie s&rsquo;il peut y avoir un effet th\u00e9rapeutique b\u00e9n\u00e9fique. On distingue \u00ab efficacit\u00e9 \u00bb clinique et \u00ab efficience \u00bb clinique. L\u2019<strong>efficacit\u00e9 <\/strong>s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la performance d\u2019un m\u00e9dicament dans des conditions id\u00e9ales, contr\u00f4l\u00e9es. L\u2019<strong>efficience <\/strong>quant \u00e0 elle constitue la performance sur le terrain, dans les conditions r\u00e9elles. Ainsi, l\u2019<strong>efficacit\u00e9 clinique <\/strong>r\u00e9pond \u00e0 la question : \u00ab est-ce que cela fonctionne dans le cadre des essais cliniques ? \u00bb alors que l\u2019<strong>efficience clinique <\/strong>r\u00e9pond \u00e0 la question \u00ab est-ce r\u00e9ellement b\u00e9n\u00e9fique pour le patient en pratique ? \u00bb (Godwin <em>et al.<\/em>2003, Gartlehner <em>et al.<\/em>2006).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Dans le monde animal, les \u00e9tudes peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es sur des animaux sains, sur des mod\u00e8les de maladies ou sur des sujets malades. \u00c0 chaque niveau d&rsquo;\u00e9valuation, des t\u00e9moins et une analyse statistique doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s de mani\u00e8re appropri\u00e9e. Cette approche est la base de la m\u00e9decine moderne fond\u00e9e sur la science. Autant que possible, un produit devrait \u00eatre test\u00e9 pour son efficacit\u00e9 clinique et\/ou son efficience dans des \u00e9tudes randomis\u00e9es, en double aveugle, et avec implication de t\u00e9moins. Cette fa\u00e7on de proc\u00e9der apporte les meilleures preuves dans la pratique de la <strong>m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire fond\u00e9e sur les preuves <\/strong>(NDT en anglais <em>evidence-based veterinary medicine <\/em>ou EBVM). Elle repose sur l\u2019application des meilleures preuves \u00e0 la pratique clinique (Sackett <em>et al. <\/em>1996). L\u2019\u00e9valuation de l\u2019efficacit\u00e9 et de l\u2019efficience clinique devrait \u00eatre bas\u00e9e sur des analyses de donn\u00e9es factuelles (<em>data<\/em>) plut\u00f4t que de reposer sur les observations ou sur l\u2019exp\u00e9rience peu fiable de cliniciens dans leur pratique quotidienne (Kohn <em>et al. <\/em>2000, Shojania 2003, Doust et Del Mar 2004, Hartman 2009, Oxtoby <em>et al. <\/em>2015, Prasad et Cifu 2015, Saposnik <em>et al.<\/em> 2016).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Cette approche a permis d\u2019obtenir des preuves s\u00e9rieuses d\u2019efficacit\u00e9 et d\u2019efficience. Des m\u00e9canismes d\u2019action plausibles ou d\u00e9montr\u00e9s existent d\u00e9sormais pour la plupart des sp\u00e9cialit\u00e9s pharmaceutiques, en particulier pour les m\u00e9dicaments couramment utilis\u00e9s. Cela est surtout v\u00e9rifi\u00e9 en m\u00e9decine humaine, o\u00f9 les m\u00e9dicaments sont davantage soumis \u00e0 des essais qu\u2019en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire. Par opposition, et nous aborderons le sujet plus en d\u00e9tail par la suite, les tentatives r\u00e9alis\u00e9es pour d\u00e9montrer un effet biologique et cliniquement significatif des produits hom\u00e9opathiques n\u2019ont pas vraiment port\u00e9 leurs fruits, les essais cliniques de haute qualit\u00e9 n&rsquo;ayant pas r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9montrer leur efficacit\u00e9 (Shang <em>et al. <\/em>2005, Mathie et Clausen 2014, Mathie <em>et al. <\/em>2014). Cela n\u2019est pas surprenant d\u2019un point de vue scientifique, les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques ne contenant que peu ou pas du tout d\u2019ingr\u00e9dients \u00ab actifs \u00bb. Les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques n\u2019exercent donc pas leur effet via des m\u00e9canismes physiologiques ou biochimiques pouvant \u00eatre mesur\u00e9s de mani\u00e8re scientifique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Pourtant, les hom\u00e9opathes affirment que leurs traitements sont efficaces (par exemple, Kayne 2006, Mathie <em>et al. <\/em>2007, 2010, Gregory 2008, 2013a, Reilly 2008a, British Association of Homeopathic Veterinary Surgeons 2017, British Homeopathic Association 2017). En premi\u00e8re partie de cet article (Lees et <em>al.<\/em> 2017), la nature de la croyance hom\u00e9opathique a \u00e9t\u00e9 expliqu\u00e9e : durant la pr\u00e9paration du rem\u00e8de, l\u2019ingr\u00e9dient \u00ab actif \u00bb lui conf\u00e8re une propri\u00e9t\u00e9 curative inconnue au rem\u00e8de ; c\u2019est ce qu\u2019on sous-entend en pratique hom\u00e9opathique. On postule qu\u2019il existe soit un transfert de la propri\u00e9t\u00e9 au diluant, soit une transformation du diluant ; la propri\u00e9t\u00e9 curative subsiste, et m\u00eame s\u2019accro\u00eet, dans les rem\u00e8des tr\u00e8s dilu\u00e9s ne contenant pas de mol\u00e9cule de la substance originelle. Cette propri\u00e9t\u00e9 curative, latente dans la substance originelle, est rendue active, \u00ab dynamis\u00e9e \u00bb ou \u00ab potentialis\u00e9e \u00bb en terminologie hom\u00e9opathique, par des dilutions successives et par succussion (agitation sp\u00e9cifique du rem\u00e8de). Plus il y a de dilution et de succussion, plus le pouvoir curatif du rem\u00e8de est important. Dans le syst\u00e8me de croyance de l\u2019hom\u00e9opathie, la propri\u00e9t\u00e9 curative est suppos\u00e9e \u00eatre une \u00ab \u00e9nergie \u00bb, plus pr\u00e9cis\u00e9ment une \u00ab \u00e9nergie vitale \u00bb ou une \u00ab force vitale \u00bb (par exemple, Kayne 2006, Nicolai 2008, Owen 2015d) qui est souvent d\u00e9crite comme \u00ab vibratoire \u00bb et \u00ab r\u00e9sonnante \u00bb. Cependant, les hom\u00e9opathes sont incapables de d\u00e9montrer l\u2019existence de cette \u00ab \u00e9nergie \u00bb hypoth\u00e9tique (cf. infra). Dans le syst\u00e8me de croyance de l\u2019hom\u00e9opathie, les rem\u00e8des fonctionnent d\u2019une mani\u00e8re compl\u00e8tement diff\u00e9rente des m\u00e9dicaments conventionnels et r\u00e9alisent un \u00ab \u00e9quilibrage \u00bb non d\u00e9fini \u00ab d&rsquo;\u00e9nergies \u00bb non d\u00e9finies (\u00ab la force vitale \u00bb) \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du corps (Bell <em>et al. <\/em>2004, Kayne 2006). Ainsi, le fait qu\u2019il ne semble pas exister de modalit\u00e9s scientifiquement reconnues par lesquelles les produits hom\u00e9opathiques pourraient agir sur les voies biochimiques ou les processus physiologiques des maladies qu\u2019ils traitent n\u2019est pas r\u00e9dhibitoire \u00e0 la pratique hom\u00e9opathique. Une question se pose alors : peut-on et doit-on \u00e9valuer l\u2019hom\u00e9opathie via les m\u00eames m\u00e9thodes pr\u00e9-cliniques et cliniques et les m\u00eames standards que ceux qui sont utilis\u00e9s pour les m\u00e9dicaments conventionnels ?<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Th\u00e9orie et bases r\u00e9elles pour l\u2019efficacit\u00e9<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Hom\u00e9opathie<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">D\u2019un point de vue scientifique et mat\u00e9riel, les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques sont des entit\u00e9s physiques compos\u00e9es d\u2019un grand nombre de mol\u00e9cules de diluant \u2013 g\u00e9n\u00e9ralement de l\u2019eau et\/ou de l\u2019alcool \u2013 et de beaucoup, peu, ou pas du tout de \u00ab principe actif \u00bb (d\u00e9pendant du degr\u00e9 de dilution). \u00c0 cela s\u2019ajoutent des contaminants. Certains rem\u00e8des contiennent \u00e9galement des additifs, comme le sucre, mais ils ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas consid\u00e9r\u00e9s comme ayant des effets th\u00e9rapeutiques (Kayne 2006). Ces rem\u00e8des liquides peuvent \u00eatre soit m\u00e9lang\u00e9s, soit d\u00e9pos\u00e9s goutte par goutte, soit dispers\u00e9s sur d\u2019autres pr\u00e9parations pharmaceutiques pour cr\u00e9er des cr\u00e8mes, des pommades, des pilules et des poudres hom\u00e9opathiques.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Mol\u00e9cules de \u201c principe actif \u201d<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Chaque lot de produit peut contenir beaucoup, peu, ou aucune mol\u00e9cule de substance initiale ou \u00ab principe actif \u00bb, d\u00e9pendant du degr\u00e9 de dilution. En ce qui concerne les dilutions situ\u00e9es au-del\u00e0 de la limite d\u2019Avogadro (1&#215;10<sup>-24 <\/sup>soit 12CH en hom\u00e9opathie), il n\u2019existe, en th\u00e9orie, plus de \u00ab principe actif \u00bb dans le rem\u00e8de (Kayne 2006). La croyance et la pratique hom\u00e9opathique sous-entendent que, pour chaque rem\u00e8de, la pr\u00e9sence ou l\u2019absence de mol\u00e9cule de substance initiale, ou le nombre pr\u00e9cis de mol\u00e9cules pr\u00e9sentes, n&rsquo;ont pas de cons\u00e9quence pour son effet th\u00e9rapeutique. En effet, les hom\u00e9opathes ne consid\u00e8rent pas que l\u2019origine des effets th\u00e9rapeutiques des rem\u00e8des cr\u00e9\u00e9s \u00e0 partir d\u2019une substance initiale soit cette substance elle-m\u00eame. \u00c0 faible dilution (avant la limite d\u2019Avogadro), la \u00ab puissance \u00bb du rem\u00e8de augmente avec la dilution, et elle est donc n\u00e9gativement corr\u00e9l\u00e9e avec le nombre de mol\u00e9cules de \u00ab principe actif \u00bb pr\u00e9sent. Les hom\u00e9opathes utilisent r\u00e9guli\u00e8rement des rem\u00e8des dilu\u00e9s au-del\u00e0 de la limite d\u2019Avogadro. Ils affirment que ces rem\u00e8des ultra dilu\u00e9s, ne contenant pas de mol\u00e9cule de substance initiale, sont efficaces, et m\u00eame plus efficaces que des rem\u00e8des moins dilu\u00e9s. Plus on dilue les rem\u00e8des, plus on augmente leur efficacit\u00e9, m\u00eame \u00e0 des dilutions telles qu\u2019il ne subsiste aucune mol\u00e9cule de la substance initiale (par exemple Hahnemann 2002, Kayne 2006, 2008).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">En ce qui concerne la grande majorit\u00e9 des substances \u00e0 partir desquelles les produits hom\u00e9opathiques sont fabriqu\u00e9s, la substance initiale n\u2019est pas responsable par elle-m\u00eame des effets th\u00e9rapeutiques dans les rem\u00e8des. Par cons\u00e9quent, la \u00ab propri\u00e9t\u00e9 curative \u00bb doit \u00eatre latente dans la substance initiale, et est transmise dans le rem\u00e8de durant le processus de pr\u00e9paration (dilution, broyage, impr\u00e9gnation, percolation\u2026) (Kayne 2006). La propri\u00e9t\u00e9 curative doit alors \u00eatre activ\u00e9e (\u00ab dynamis\u00e9e \u00bb, \u00ab potentialis\u00e9e \u00bb, ou encore \u00ab \u00e9nergis\u00e9e \u00bb) par dilutions successives et succussion de la solution ou suspension obtenue (Kayne 2006). Ainsi, manger des oignons ne soigne pas un simple rhume d\u2019apr\u00e8s les hom\u00e9opathes, mais prendre le rem\u00e8de <em>Allium cepa<\/em>, pr\u00e9par\u00e9 en broyant des oignons dans un diluant, puis en le diluant \u00e0 maintes reprises, puis en le potentialisant jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il n\u2019y ait que tr\u00e8s peu, voire aucune mol\u00e9cule issues de l&rsquo;oignon, peut soigner les signes cliniques ou sympt\u00f4mes du rhume (Boericke 2008).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La propri\u00e9t\u00e9 de la substance initiale qui est \u00e0 l\u2019origine des effets th\u00e9rapeutiques proclam\u00e9s n\u2019est pas connue. Cependant, par simple raisonnement, on peut dire que s\u2019il n\u2019y a pas de mol\u00e9cule de substance, soit c\u2019est \u00ab autre chose \u00bb que la propri\u00e9t\u00e9 de la substance qui est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 l\u2019eau ou l\u2019alcool, soit c&rsquo;est la substance qui induit une transformation de l\u2019eau ou de l\u2019alcool. Cette propri\u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e ou cette transformation de l\u2019eau ou de l\u2019alcool, toutes deux de nature inconnue, doit, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 intensifi\u00e9e par les cycles de dilution\/succussion, apporter les effets th\u00e9rapeutiques. Comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, cette propri\u00e9t\u00e9 inconnue est souvent appel\u00e9e \u00ab \u00e9nergie \u00bb par les hom\u00e9opathes et, dans la croyance hom\u00e9opathique, elle est consid\u00e9r\u00e9e comme la manifestation d\u2019une \u00ab force vitale \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Cowan <em>et al. <\/em>(2005) ont d\u00e9couvert que l\u2019eau dans son \u00e9tat liquide est hautement efficace pour redistribuer ces liens d\u2019hydrog\u00e8ne, cr\u00e9ant ainsi une \u00ab m\u00e9moire \u00bb de moins de 50 femtosecondes (&lt;5.10<sup>-14<\/sup>s). La \u00ab m\u00e9moire de l\u2019eau \u00bb, dont la nature et la dur\u00e9e requise pour permettre un m\u00e9canisme d\u2019action des produits hom\u00e9opathiques (transf\u00e9rer l\u2019information depuis la substance initiale vers le patient qui prend le rem\u00e8de), ne sont pas connues des sciences physiques, chimiques et biologiques. Des \u00e9tudes comparant des rem\u00e8des dilu\u00e9s bien au-del\u00e0 de la limite d\u2019Avogadro (c\u2019est-\u00e0-dire dilu\u00e9s \u00e0 tel point que l\u2019on n\u2019esp\u00e8re pas retrouver une seule mol\u00e9cule de \u00ab principe actif \u00bb) avec des solutions t\u00e9moins (non cr\u00e9\u00e9es \u00e0 partir de \u00ab substance active \u00bb) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es. Elles n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 apporter une d\u00e9monstration convaincante et reproductible de l\u2019existence d\u2019une propri\u00e9t\u00e9 physique ou chimique particuli\u00e8re \u00e0 ces rem\u00e8des (Aabel <em>et al. <\/em>2001, Milgrom <em>et al. <\/em>2001, Rey 2003, 2007, Roy <em>et al. <\/em>2005, Elia <em>et al. <\/em>2006, van Wijk <em>et al. <\/em>2006, Rao <em>et al. <\/em>2007, Cartwright 2016). Par ailleurs Aabel <em>et al. <\/em>(2001) et Milgrom <em>et al. <\/em>(2001) ne sont pas parvenus \u00e0 reproduire les r\u00e9sultats de mesures r\u00e9alis\u00e9es par r\u00e9sonance magn\u00e9tique nucl\u00e9aire de rem\u00e8des hom\u00e9opathiques. Ces \u00e9tudes ont conclu qu\u2019il n\u2019y avait pas de diff\u00e9rence entre les solutions hom\u00e9opathiques et les solutions t\u00e9moins. Il existe cependant d&rsquo;autres \u00e9tudes montrant des diff\u00e9rences : ainsi, Rey (2003, 2007), via des mesures par thermoluminescence \u00e0 basse temp\u00e9rature, et Cartwright (2016), o\u00f9 des teintures solvatochromiques ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es. Ces \u00e9tudes sont repr\u00e9sentatives de celles o\u00f9 on utilise des m\u00e9thodes analytiques techniquement complexes, en l\u2019absence de donn\u00e9es t\u00e9moins, ou d\u2019autres pr\u00e9cautions afin d\u2019\u00e9viter les erreurs et les biais. Par exemple, aucun exp\u00e9rimentateur n\u2019a travaill\u00e9 en aveugle, et selon Cartwright (2016), la solution t\u00e9moin n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 dilu\u00e9e de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et potentialis\u00e9e de la m\u00eame mani\u00e8re que le rem\u00e8de l&rsquo;a \u00e9t\u00e9. L\u2019utilisation de mesures complexes sans valeurs t\u00e9moins favorise les d\u00e9couvertes qu\u2019on appelle \u00ab faux positifs \u00bb, en particulier si les exp\u00e9riences ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par des personnes croyant en l\u2019hom\u00e9opathie. Les r\u00e9sultats incluant des faux positifs ont plus de chance d\u2019\u00eatre publi\u00e9s dans des journaux sp\u00e9cialis\u00e9s en hom\u00e9opathie ou dans les th\u00e9rapies dites compl\u00e9mentaires\/alternatives, surtout si les \u00e9diteurs et relecteurs ne sont pas familiers en m\u00e9thodologie (Lees <em>et al. <\/em>2002, Smith 2006, Doehring et Sundrum 2016). Pour ces raisons, la reproduction ind\u00e9pendante des \u00e9tudes est indispensable, non seulement pour les travaux li\u00e9s \u00e0 l\u2019hom\u00e9opathie, mais aussi pour n\u2019importe quel r\u00e9sultat exp\u00e9rimental nouveau (Ioannidis 2005a, Prasad et Cifu 2015). Enfin, dans ces \u00e9tudes, il n\u2019y a aucune explication sur la mani\u00e8re dont le ph\u00e9nom\u00e8ne observ\u00e9 (s\u2019il est authentique) pourrait contribuer aux effets th\u00e9rapeutiques admis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Montagnier <em>et al. <\/em>(2009) affirment obtenir des signaux \u00e9lectromagn\u00e9tiques d\u2019ADN bact\u00e9rien dans des dilutions extr\u00eames. Or, d\u2019un point de vue technique et physique, ce travail est douteux (Grimes 2012) et cette d\u00e9couverte n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 reproduite ind\u00e9pendamment.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">On note que la propri\u00e9t\u00e9 curative doit interagir avec le monde physique : 1) elle doit passer de la substance initiale au rem\u00e8de, puis 2) passer d\u2019une dilution \u00e0 une autre, puis 3) augmenter en puissance par succussion et enfin 4) gu\u00e9rir la maladie du patient. Ainsi, si la propri\u00e9t\u00e9 curative existe, l\u2019\u00e9chec de la science moderne \u00e0 en d\u00e9tecter la moindre trace dans les rem\u00e8des peut sembler \u00e9tonnant. Mettre en \u00e9vidence une diff\u00e9rence r\u00e9elle entre des rem\u00e8des ultra dilu\u00e9s et un t\u00e9moin contenant le solvant dilu\u00e9 uniquement serait une d\u00e9couverte fondamentalement r\u00e9volutionnaire dans les domaines de la physique et de la chimie. Si on mettait en \u00e9vidence une propri\u00e9t\u00e9 curative capable de traiter presque n\u2019importe quelle maladie appartenant \u00e0 tous les domaines de l\u2019\u00e9tiologie ou de la pathog\u00e9nie (maladies infectieuses, inflammatoires, toxiques, n\u00e9oplasiques, structurales, cong\u00e9nitales\u2026), ce serait une d\u00e9couverte fondamentalement r\u00e9volutionnaire dans les domaines de la biologie et de la m\u00e9decine. Malheureusement, il n\u2019existe pas de diff\u00e9rence prouv\u00e9e et reproductible entre des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques ultra dilu\u00e9s et des solutions t\u00e9moins qui expliquerait les actions curatives revendiqu\u00e9es par les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques. La propri\u00e9t\u00e9 curative \u00ab potentialis\u00e9e \u00bb de tels produits reste ind\u00e9tectable par la science moderne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">De nombreuses \u00e9tudes affirment montrer que les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques ont un effet sur des pr\u00e9parations cellulaires <em>in vitro <\/em>ou sur des mod\u00e8les animaux exp\u00e9rimentaux (beaucoup de ces \u00e9tudes sont list\u00e9es par Malik 2012, et Rational Veterinary Medicine 2017). Elles p\u00e2tissent souvent des insuffisances m\u00e9thodologiques, semblables \u00e0 celles pr\u00e9tendant montrer des propri\u00e9t\u00e9s physiques ou chimiques des rem\u00e8des, mais n&rsquo;ayant pas \u00e9t\u00e9 reproduites ind\u00e9pendamment pour confirmer leurs r\u00e9sultats. Il y a eu de nombreuses all\u00e9gations mais aucune n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e de mani\u00e8re convaincante. Le cas le plus c\u00e9l\u00e8bre est celui d\u2019un article publi\u00e9 dans la revue <em>Nature <\/em>(Davenas <em>et al. <\/em>1988) dans lequel le groupe de recherche de l\u2019\u00e9minent immunologiste Jacques Benveniste a affirm\u00e9 que des basophiles humains produisaient de l\u2019histamine quand ils \u00e9taient expos\u00e9s \u00e0 des anti-immunoglobuline E, et ce, m\u00eame \u00e0 une dilution de 60CH. On a d\u00e9montr\u00e9 plus tard que ces d\u00e9couvertes \u00e9taient ob\u00e9r\u00e9es par un biais d\u2019observation (Maddox <em>et al. <\/em>1988). Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 produites par un technicien qui ne travaillait pas en aveugle. Les tentatives suivantes de reproduction par des chercheurs ind\u00e9pendants n\u2019ont pas abouti (Maddox <em>et al. <\/em>1988, Hirst <em>et al. <\/em>1993). Benveniste a cependant continu\u00e9 d&rsquo;affirmer que ces r\u00e9sultats \u00e9taient authentiques (Kayne 2006) et qu\u2019on pouvait encoder la propri\u00e9t\u00e9 \u00e9lectroniquement puis la transmettre t\u00e9l\u00e9phoniquement, et ainsi transformer \u00e0 distance une eau en un rem\u00e8de hom\u00e9opathique (Jonas <em>et al. <\/em>2006). Belon <em>et al.<\/em>(2004) et Ennis (2010) ont conclu que des solutions d\u2019histamine ultra dilu\u00e9es pouvaient \u00e9ventuellement moduler l\u2019activation des basophiles mais que cet effet \u00e9tait inconsistant et de faible intensit\u00e9. Finalement il a \u00e9t\u00e9 conclu que des \u00e9tudes mieux contr\u00f4l\u00e9es et bas\u00e9es sur un plus grand nombre d\u2019observations non publi\u00e9es \u00e0 ce jour seraient n\u00e9cessaires pour confirmer ces affirmations.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Contaminants<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Dans les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques, le \u00ab principe actif \u00bb initial est rarement dilu\u00e9 par une substance pure ou st\u00e9rile. Il est contamin\u00e9 par une vari\u00e9t\u00e9 de mol\u00e9cules organiques et inorganiques, et par des micro-organismes. Or, les hom\u00e9opathes ne voient en cela qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment naturel du \u00ab principe actif \u00bb (Kayne 2006) qui contribue probablement \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 curative du rem\u00e8de. L\u2019eau contient in\u00e9vitablement beaucoup d\u2019autres constituants, notamment des gaz dissous (diazote, dioxyg\u00e8ne, dioxyde de carbone\u2026), des \u00e9l\u00e9ments inorganiques (sodium, chlore, calcium, phosphate\u2026), des mol\u00e9cules organiques de source animale ou v\u00e9g\u00e9tale, et possiblement des micro-organismes vivants &#8211; la st\u00e9rilit\u00e9 n\u2019est en g\u00e9n\u00e9ral pas \u00ab le fer de lance \u00bb des produits hom\u00e9opathiques. Beaucoup de rem\u00e8des hom\u00e9opathiques sont pr\u00e9par\u00e9s en utilisant de l\u2019eau distill\u00e9e, ce qui va \u00e9liminer ou r\u00e9duire le nombre de contaminants. En g\u00e9n\u00e9ral, les hom\u00e9opathes ne semblent pas voir ces contaminants comme des \u00e9l\u00e9ments contribuant aux effets th\u00e9rapeutiques de leurs rem\u00e8des, m\u00eame si les contaminants pr\u00e9sents dans les dilutions initiales pourraient \u00eatre eux aussi \u00ab potentialis\u00e9s \u00bb par les dilutions et succussions successives. Cependant, il existe une classe de contaminants, qui selon certains hom\u00e9opathes (Anick et Ives 2007, Bell et Koithan 2012, Bell <em>et al. <\/em>2015), pourraient jouer un r\u00f4le dans le m\u00e9canisme d\u2019action des rem\u00e8des dilu\u00e9s au-del\u00e0 de la limite d\u2019Avogadro : des nanoparticules de \u00ab principe actif \u00bb et\/ou de silice provenant des fioles de verre dans lesquelles les rem\u00e8des sont dilu\u00e9s et potentialis\u00e9s. Les mol\u00e9cules de substance initiale, sous forme de nanoparticules, ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es dans de fortes dilutions r\u00e9alis\u00e9es en Inde (30CH et 200CH). Ces rem\u00e8des avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s \u00e0 partir de m\u00e9taux (Chikramane <em>et al. <\/em>2010, Temgire <em>et al. <\/em>2016). La pr\u00e9sence de telles nanoparticules pourrait \u00eatre secondaire \u00e0 une dilution incompl\u00e8te ou une contamination par de la substance initiale apr\u00e8s dilution. Bell et Koithan (2012) et Bell <em>et al. (<\/em>2015) ont \u00e9mis l\u2019hypoth\u00e8se que les nanoparticules contaminantes ont un r\u00f4le dans le m\u00e9canisme de transfert de l\u2019information de la substance initiale au patient, mais ils n\u2019ont pas apport\u00e9 de preuve \u00e0 leurs affirmations.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9lection des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">En pratique hom\u00e9opathique, les rem\u00e8des sont s\u00e9lectionn\u00e9s en fonction des sympt\u00f4mes et signes cliniques du patient (seulement les signes cliniques chez l\u2019animal), mais aussi en fonction d\u2019autres caract\u00e9ristiques du patient telles que son temp\u00e9rament, ses pr\u00e9f\u00e9rences personnelles, ou son histoire (Gregory 2008, Lilley 2008, Nicolai 2008, Reilly 2008, Owen 2015a, b, c, <em>British Association of Homeopathic Veterinary Surgeons <\/em>2017). Le \u00ab tableau clinique \u00bb global du patient est rapproch\u00e9 au mieux du \u00ab tableau clinique \u00bb du rem\u00e8de, qui est une collection de signes cliniques et sympt\u00f4mes que le rem\u00e8de est sens\u00e9 pouvoir traiter selon la <em>Materia Medica <\/em>hom\u00e9opathique (Owen 2015a, b, c). C\u2019est l\u2019application du principe \u00ab le semblable traite le semblable \u00bb : les signes cliniques et sympt\u00f4mes peuvent \u00eatre soign\u00e9s par un rem\u00e8de pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 partir d\u2019une substance qui a caus\u00e9 les m\u00eames signes cliniques et sympt\u00f4mes chez des individus sains. Le \u00ab tableau clinique \u00bb d\u2019un rem\u00e8de est pr\u00e9alablement d\u00e9termin\u00e9 par des pathog\u00e9n\u00e9sies (\u00ab <em>provings<\/em> \u00bb en anglais) hom\u00e9opathiques dans lesquelles ce sont des volontaires sains qui prennent soit la substance, soit le plus souvent un rem\u00e8de pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 partir de la substance, et qui notent leurs pens\u00e9es, sentiments et signes cliniques (Hahnemann 2002, Kayne 2006, Lilley 2008, Riley 2008, Sherr 2015).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La plupart des pathog\u00e9n\u00e9sies <em>ou provings <\/em>sont conduites en utilisant un rem\u00e8de ultra dilu\u00e9, et non pas la substance initiale non dilu\u00e9e. Certains rem\u00e8des semblent n\u2019avoir jamais \u00e9t\u00e9 soumis aux pathog\u00e9n\u00e9sies, c\u2019est le cas de rem\u00e8des hom\u00e9opathiques pourtant tr\u00e8s utilis\u00e9s (Campbell 2013). Les \u00ab tableaux cliniques \u00bb de certains rem\u00e8des sont bas\u00e9s sur des observations toxicologiques ou des \u00ab r\u00e9ponses th\u00e9rapeutiques \u00bb (Belon 1995, Kayne 2006, Campbell 2013). De plus, il est important de noter que le \u00ab tableau clinique \u00bb ne consiste pas seulement en des signes cliniques et sympt\u00f4mes associ\u00e9s \u00e0 la maladie que le patient pourrait d\u00e9clencher, mais aussi en d\u2019autres caract\u00e9ristiques du patient : son temp\u00e9rament, ses pr\u00e9f\u00e9rences personnelles ou ses exp\u00e9riences pass\u00e9es. Dans la plupart des cas, la m\u00e9decine conventionnelle ne va pas tenir compte de ces autres caract\u00e9ristiques pour une maladie donn\u00e9e (Gregory 2008, Lilley 2008, Nicolai 2008, Reilly 2008, Owen 2015a, b, c, <em>British Association of Homeopathic Veterinary Surgeons <\/em>2017). De cette mani\u00e8re, des sympt\u00f4mes ou signes cliniques identiques peuvent \u00eatre trait\u00e9s par diff\u00e9rents rem\u00e8des sur des patients diff\u00e9rents. L\u2019inclusion de ces facteurs dans le choix du rem\u00e8de conduit les hom\u00e9opathes \u00e0 consid\u00e9rer leur th\u00e9rapie comme \u00ab holistique \u00bb, c\u2019est \u00e0 dire traitant l\u2019individu dans son ensemble. Du point de vue de la m\u00e9decine conventionnelle, cette vision introduit un degr\u00e9 suppl\u00e9mentaire de subjectivit\u00e9 et d&rsquo;arbitraire dans le choix du traitement ; et d\u2019un point de vue scientifique, il ne semble pas y avoir de raison pour que le \u00ab semblable \u00bb doive traiter le \u00ab semblable \u00bb. Ce concept de traitement d&rsquo;une maladie avec une substance (ou un rem\u00e8de ultra dilu\u00e9 \u00e0 partir de cette substance) qui entra\u00eene des signes cliniques et sympt\u00f4mes similaires chez des volontaires sains appara\u00eet comme arbitraire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Suite aux consid\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes, il appara\u00eet \u00e9vident que, quel que soit le m\u00e9canisme par lequel les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques agissent, il diff\u00e8re radicalement, non seulement des principes fondamentaux de la pharmacologie, mais aussi des m\u00e9canismes d\u2019action des \u00e9l\u00e9ments chimiques endog\u00e8nes, comme les hormones ou les neurotransmetteurs. Leur action ne peut pas \u00eatre bas\u00e9e sur les m\u00e9canismes conventionnels de biochimie ou de physiologie, que ce soit dans le corps du patient, ou sur les organismes \u00e0 l\u2019origine de la maladie.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pharmacologie<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Lorsque des substances sont utilis\u00e9es dans un but th\u00e9rapeutique, elles peuvent traiter soit la cause sous-jacente de la maladie, soit les sympt\u00f4mes ou signes cliniques (signes cliniques seulement pour les animaux) de la maladie. L\u2019arsenal th\u00e9rapeutique consiste en un grand nombre de classes de mol\u00e9cules, chacune ayant des m\u00e9canismes d\u2019action bien sp\u00e9cifiques et suivant des voies biochimiques qui leur sont propres, et agissant sur l&rsquo;organisme ou sur des agents pathog\u00e8nes causant la maladie. Ainsi, les antibiotiques, les antiparasitaires, les produits anesth\u00e9siques, les analg\u00e9siques et les hormones, fonctionnent tous selon les m\u00eames principes fondamentaux (interaction entre deux mol\u00e9cules), mais selon des voies biochimiques diff\u00e9rentes. M\u00eame au sein d\u2019une classe th\u00e9rapeutique, comme celle des analg\u00e9siques ou des antibiotiques, les voies biochimiques diff\u00e8rent pour chaque sous-classe. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9, dans le syst\u00e8me de croyance hom\u00e9opathique, tous les rem\u00e8des semblent \u00eatre con\u00e7us comme agissant via un processus unique qui, comme cela a \u00e9t\u00e9 discut\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, est classiquement d\u00e9crit en termes d\u2019\u00e9quilibrage \u00ab d\u2019\u00e9nergie \u00bb ou de restauration de \u00ab force vitale \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Les propri\u00e9t\u00e9s des m\u00e9dicaments et les donn\u00e9es concernant leur utilisation ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es dans de nombreux journaux avec comit\u00e9 de relecture<em>. <\/em>Le nombre de ces publications s\u2019est multipli\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Si on ne compte que les articles class\u00e9s comme \u00ab pharmacologiques \u00bb, leur nombre dans <em>Web of Knowledge <\/em>\u00e9taient de 167 en 1950, 44426 en 1980, et 90931 en 2010. Parmi eux, le nombre (et pourcentage) d\u2019articles comme \u00ab pharmacologie v\u00e9t\u00e9rinaire \u00bb \u00e9tait respectivement de 0 (0%), 282 (0.635%) and 3630 (3.992%) (Lees <em>et al. <\/em>2013, Toutain <em>et al. <\/em>2016b).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Flower (2013) d\u00e9crit bien les principes de base de la pharmacologie. En ce qui concerne le monde v\u00e9t\u00e9rinaire, il est conseill\u00e9 de se reporter \u00e0 Anon (2004) et Cunningham <em>et al. <\/em>(2010). Les deux piliers de la pharmacologie sont la <strong>pharmacodynamie <\/strong>et la <strong>pharmacocin\u00e9tique<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La <strong>pharmacodynamique <\/strong>est la science qui traite de l\u2019action des mol\u00e9cules sur le corps ou sur un parasite ou micro-organisme. Elle se fonde sur le concept que chaque mol\u00e9cule interagit avec des mol\u00e9cules cellulaires. La pharmacodynamique est \u00e9tudi\u00e9e qualitativement et quantitativement au niveau intramol\u00e9culaire, mol\u00e9culaire, intracellulaire, cellulaire, au niveau de l\u2019organe ou du tissu, et enfin au niveau de l\u2019animal dans son ensemble. Les m\u00e9dicaments agissent de la m\u00eame mani\u00e8re que les hormones, les neurotransmetteurs, et les autaco\u00efdes (hormones locales) sur les r\u00e9cepteurs ou sur les enzymes : soit ils stimulent (action agoniste), soit ils inhibent (action antagoniste). Certains m\u00e9dicaments peuvent avoir les deux propri\u00e9t\u00e9s \u00e0 la fois (agonistes partiels).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Les propri\u00e9t\u00e9s pharmacodynamiques cl\u00e9s des m\u00e9dicaments sont 1) l\u2019<strong>efficacit\u00e9 <\/strong>(dont l\u2019efficience, l\u2019action sur le r\u00e9cepteur, la capacit\u00e9 \u00e0 produire une r\u00e9ponse, l\u2019amplitude de la r\u00e9ponse\u2026), 2) la <strong>puissance <\/strong>(quantit\u00e9 de m\u00e9dicament requise pour produire une r\u00e9ponse agoniste ou antagoniste), et 3) la <strong>sensibilit\u00e9 <\/strong>\u2013 qui est mesur\u00e9e par la pente plus ou moins raide de la relation entre la dose (ou la concentration) et la r\u00e9ponse. En pr\u00e9-clinique, la r\u00e9ponse du m\u00e9dicament est g\u00e9n\u00e9ralement quantifi\u00e9e en termes de relation entre la concentration et l&rsquo;effet. Chez l\u2019animal, on s\u2019int\u00e9resse en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la relation dose-effet. Pour une large majorit\u00e9 d\u2019interactions entre le m\u00e9dicament et ses r\u00e9cepteurs, la r\u00e9ponse est proportionnelle au logarithme de la concentration et elle est d\u00e9crite par une courbe sigmo\u00efde (une relation monotone (NDT c&rsquo;est-\u00e0-dire toujours croissante ou d\u00e9croissante). Il existe g\u00e9n\u00e9ralement un seuil de concentration en dessous duquel le m\u00e9dicament n\u2019a pas d\u2019effet. Toutefois, et tr\u00e8s souvent, ce seuil reste bien plus \u00e9lev\u00e9 que les concentrations du \u00ab principe actif \u00bb de la plupart des produits hom\u00e9opathiques. La courbe dose\/r\u00e9ponse d&rsquo;un m\u00e9dicament conventionnel montre un effet qui augmente avec la concentration, c&rsquo;est-\u00e0-dire une relation diam\u00e9tralement oppos\u00e9e \u00e0 celui du mod\u00e8le de concentration\/effet attribu\u00e9 aux produits hom\u00e9opathiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La relation dose\/r\u00e9ponse de certaines interactions mol\u00e9culaires n\u2019est pas en forme de S (NDT c&rsquo;est \u00e0 dire sigmo\u00efde), mais en forme de U invers\u00e9 ou de J (Calabrese et Baldwin 2001, Calabrese 2005). Vandenberg (2014) a d\u00e9crit des courbes de doses\/r\u00e9ponses non monotones pour les hormones naturelles et les perturbateurs endocriniens dans des syst\u00e8mes biologiques dont des cultures cellulaires, des cultures d\u2019organes, les animaux de laboratoire, et les populations humaines. Cette auteure a apport\u00e9 la preuve de l\u2019existence de telles courbes de r\u00e9ponses non monotones pour les perturbateurs endocriniens, en particulier le bisph\u00e9nol A, et elle a remis ainsi en cause les m\u00e9thodes actuelles d\u2019\u00e9valuation du risque, o\u00f9 de faibles doses sont pr\u00e9sum\u00e9es \u00eatre sans danger sur la base de donn\u00e9es issues d\u2019expositions \u00e0 haute dose. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne dit d&rsquo;horm\u00e8se (NDT <em>hormesis<\/em> en anglais) est caract\u00e9ris\u00e9 par des effets dont le sens s&rsquo;inverse paradoxalement dans la zone des faibles concentrations pour donner des courbes dose-effet en forme de J ou de U invers\u00e9 avec une r\u00e9ponse qui peut r\u00e9-augmenter alors que les concentrations continuent de diminuer. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne horm\u00e9tique a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 comme argument de plausibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019hom\u00e9opathie (Bellavite <em>et al. <\/em>2010, Calabrese et Jonas 2010). Cependant, aucun de ces exemples d&rsquo;horm\u00e8se ne s\u2019approche ou ne va au-del\u00e0 de la limite d\u2019Avogadro. De plus, ce ph\u00e9nom\u00e8ne n\u2019est visible que sur une gamme tr\u00e8s limit\u00e9e de concentrations (Calabrese et Baldwin 2002) ; dans la plupart des cas, l\u2019inversion de l\u2019effet avec l\u2019augmentation de la concentration appara\u00eet sur une \u00e9tendue de concentration d&rsquo;un facteur 10 c&rsquo;est-\u00e0-dire avec une dilution correspondant \u00e0 l\u2019unit\u00e9 la plus petite des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques et l&rsquo;horm\u00e8se s&rsquo;\u00e9tend rarement au-del\u00e0 d\u2019une dilution de 1CH (c&rsquo;est-\u00e0-dire sur une \u00e9tendue de concentrations d&rsquo;un facteur 100). De plus, la forme de la courbe dose-r\u00e9ponse est diff\u00e9rente de la relation monotone d\u00e9croissante suppos\u00e9e pour les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques. Enfin, on parle ici d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne naturel spontan\u00e9 qui ne requiert pas de \u00ab potentialisation \u00bb hom\u00e9opathique pour fonctionner.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">On pourrait penser que les vaccins conventionnels sont \u00ab hom\u00e9opathiques \u00bb \u00e9tant con\u00e7us \u00e0 partir d\u2019une substance qui peut cr\u00e9er, chez les individus sains, des signes cliniques ou des sympt\u00f4mes de maladie que les vaccins sont cens\u00e9s pr\u00e9venir. Cependant, les vaccins ne sont pas semblables \u00e0 ce qu\u2019ils sont cens\u00e9s pr\u00e9venir : ils sont en fait l&rsquo;entit\u00e9 m\u00eame de ce qu\u2019ils sont cens\u00e9s pr\u00e9venir (ils en sont une partie ou une version modifi\u00e9e). Les vaccins agissent d\u2019une mani\u00e8re bien connue et scientifiquement plausible, en pr\u00e9sentant des antig\u00e8nes au syst\u00e8me immunitaire. Parmi les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques, les nosodes (Kayne 2006) sont les alternatives hom\u00e9opathiques (<em>stricto sensu \u00ab<\/em> isopathique \u00bb car ils sont faits \u00e0 partir d\u2019une substance consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant impliqu\u00e9e dans la cause de la maladie, par exemple, un moustique peut \u00eatre utilis\u00e9 pour faire un nosode), mais ils n\u2019utilisent pas ce m\u00e9canisme. Les vaccins conventionnels peuvent contenir de petites quantit\u00e9s d\u2019antig\u00e8nes, mais en quantit\u00e9 toujours bien sup\u00e9rieure \u00e0 la limite d\u2019Avogadro, et ils ne sont pas efficaces s\u2019ils sont dilu\u00e9s au-del\u00e0 d\u2019un certain seuil. Ces propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9montrent que les vaccins conventionnels sont compl\u00e8tement diff\u00e9rents des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La <strong>pharmacocin\u00e9tique<\/strong> est la science qui d\u00e9crit le sort de la mol\u00e9cule au sein de l\u2019organisme. Elle comprend la dissolution, l\u2019absorption, la distribution, les processus d\u2019\u00e9limination, ces derniers comprenant les biotransformations (m\u00e9tabolisme) et les modalit\u00e9s d\u2019excr\u00e9tion. La biotransformation est r\u00e9alis\u00e9e principalement par le foie mais aussi par d\u2019autres organes comme les reins et les poumons. Le m\u00e9tabolisme rend les m\u00e9dicaments g\u00e9n\u00e9ralement moins actifs, voire inactifs, mais dans le cas des prodrogues , la biotransformation en assure ou en augmente l\u2019activit\u00e9. L\u2019excr\u00e9tion comprend, pour la plupart des m\u00e9dicaments, les voies r\u00e9nales et\/ou h\u00e9patiques (c\u2019est \u00e0 dire une \u00e9limination dans les urines ou une s\u00e9cr\u00e9tion dans la bile). Chez les ruminants, l\u2019\u00e9limination dans le lait est prise en consid\u00e9ration pour \u00e9tablir le temps d\u2019attente qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire de respecter avant la consommation humaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Ces \u00e9tapes pharmacocin\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 largement \u00e9tudi\u00e9es, quantitativement et qualitativement. Les \u00e9tapes pharmacocin\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies et quantifi\u00e9es pour une grande vari\u00e9t\u00e9 de substances dans diff\u00e9rentes esp\u00e8ces. On \u00e9tablit pour chaque mol\u00e9cule sa clairance, sa demi-vie d\u2019absorption, sa demi-vie d\u2019\u00e9limination, ses volumes de distribution et sa biodisponibilit\u00e9 (pourcentage de la dose administr\u00e9e parvenant dans la circulation syst\u00e9mique). Il existe des diff\u00e9rences de profils pharmacocin\u00e9tiques intra-animal (par exemple d\u2019un jour \u00e0 l\u2019autre), intra-sp\u00e9cifiques (par exemple d\u2019un chien \u00e0 l\u2019autre) et inter-sp\u00e9cifiques (par exemple du chien au chat). De plus, il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 que la pharmacocin\u00e9tique d\u00e9pend d\u2019autres facteurs comme l\u2019\u00e2ge, la race, la taille, et l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9. La pharmacocin\u00e9tique de population prend en compte les diff\u00e9rences au sein d\u2019une race, et \u00e9galement entre animaux malades et animaux sains. Ainsi, pour le celecoxib, des diff\u00e9rences intra-sp\u00e9cifiques ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es chez les beagles : certains m\u00e9tabolisent la mol\u00e9cule plus lentement que d\u2019autres (Paulson <em>et al.<\/em> 1999). Concernant le mavacoxib, des diff\u00e9rences pharmacocin\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies entre les races de petite taille et celles de grande taille (Lees <em>et al<\/em>. 2015a). En quantifiant l\u2019effet de ces facteurs, et en liant pharmacodynamique et pharmacocin\u00e9tique, une base rationnelle existe pour adapter les diff\u00e9rentes doses \u00e0 utiliser au sein d&rsquo;une population. Cette approche a \u00e9t\u00e9 retenue pour pr\u00e9voir les doses d\u2019antibiotiques n\u00e9cessaires pour \u00e9radiquer un pourcentage donn\u00e9 de bact\u00e9ries (99,9% par exemple) dans un pourcentage donn\u00e9 de la population cible en clinique (50 ou 90%) (Lees <em>et al. <\/em>2015b).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">\u00c0 l\u2019oppos\u00e9, il semble qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019\u00e9quivalent \u00e0 la pharmacocin\u00e9tique en hom\u00e9opathie. Comme la \u00ab propri\u00e9t\u00e9 curative \u00bb des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques est ind\u00e9tectable, il n\u2019est pas possible de mesurer si elle varie en fonction de sa localisation dans le corps, ni au cours du temps, et les \u00e9quivalents des param\u00e8tres et variables telles que la biodisponibilit\u00e9, la demi-vie et la clairance ne peuvent donc pas \u00eatre d\u00e9termin\u00e9s. Pour cette raison, la posologie des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques, c&rsquo;est-\u00e0-dire la \u00ab puissance \u00bb (NDT la dilution) utilis\u00e9e, la fr\u00e9quence d\u2019administration et la dur\u00e9e de traitement, sont enti\u00e8rement empiriques sinon arbitraires. On trouve des informations concernant la posologie hom\u00e9opathique chez Kayne (2006) et Nicolai (2008)<em>. <\/em>Gregory (2008) a observ\u00e9 que les animaux ne semblent pas avoir besoin de doses plus \u00e9lev\u00e9es de rem\u00e8des hom\u00e9opathiques que les humains, que les plus petites esp\u00e8ces ont besoin d\u2019une fr\u00e9quence d\u2019administration plus importante, et que les chevaux sont bien plus sensibles aux rem\u00e8des hom\u00e9opathiques que les autres esp\u00e8ces.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Probl\u00e9matique de l\u2019\u00e9valuation des donn\u00e9es<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Ind\u00e9pendamment des m\u00e9canismes d\u2019actions propos\u00e9s pour l\u2019hom\u00e9opathie et la m\u00e9decine conventionnelle, les moyens pour \u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 et l\u2019efficience clinique devraient \u00eatre similaires pour tous les m\u00e9dicaments. Cette \u00e9valuation se base certes sur l\u2019exp\u00e9rience quotidienne des cliniciens, mais aussi sur les r\u00e9sultats d&rsquo;essais cliniques de qualit\u00e9, utilisant de fa\u00e7on appropri\u00e9e les statistiques, avec calcul pr\u00e9alable du nombre de sujets n\u00e9cessaires et incluant des traitements t\u00e9moins.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">On sait que les cliniciens ne peuvent pas \u00e9valuer avec fiabilit\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 des traitements qu&rsquo;ils d\u00e9livrent au quotidien. En effet, beaucoup de th\u00e9rapies que l&rsquo;on croyait efficaces de mani\u00e8re empirique se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es ult\u00e9rieurement \u00eatre soit inefficaces soit \u00e0 risque pour le patient (Doust et Del Mar 2004, Prasad et Cifu 2016). Par ailleurs, les examens n\u00e9cropsiques ont permis de r\u00e9v\u00e9ler un nombre important d\u2019erreurs diagnostiques &#8211; et donc th\u00e9rapeutiques (Shojania et <em>al.<\/em> 2003). Le fait de ne pas pouvoir se fier \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 des traitements par les cliniciens prescripteurs est de nature cognitive et cela rel\u00e8ve de biais inh\u00e9rents \u00e0 la perception et au raisonnement humains (Kahneman 2012, Matute <em>et al.<\/em> 2015) qui influencent le jugement port\u00e9 sur sa propre pratique (Croskerry 2003, Gay 2006, Hartman 2009, McKenzie 2014, Canfield et <em>al.<\/em> 2016, Saposnik <em>et al.<\/em> 2016).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Le degr\u00e9 de fiabilit\u00e9 du jugement varie avec le type de traitement. Ainsi, il est facile pour un clinicien de se rendre compte de l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;un traitement : 1) si la r\u00e9ponse au m\u00e9dicament est importante 2) si elle arrive rapidement apr\u00e8s son administration, 3) si elle est r\u00e9p\u00e9table et 4) si elle diff\u00e8re des variations naturelles qu&rsquo;on peut observer chez l&rsquo;animal. On se rend tr\u00e8s facilement compte de l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019une injection intraveineuse pour un anesth\u00e9sique g\u00e9n\u00e9ral : comme l\u2019alfaxolone ou le propofol 1) si l\u2019\u00e9tat de l\u2019animal passe de conscient \u00e0 inconscient 2) si cela se produit imm\u00e9diatement apr\u00e8s l&rsquo;injection et 3) \u00e0 chaque fois que l&rsquo;on injecte, 4) si on ne peut pas observer cet effet sur un animal qui n&rsquo;a pas re\u00e7u d&rsquo;anesth\u00e9sique. De m\u00eame, \u00e9valuer la r\u00e9ponse d\u2019un chien douloureux \u00e0 une injection d\u2019un analg\u00e9sique puissant comme la morphine est aussi g\u00e9n\u00e9ralement fiable, bien que la r\u00e9ponse soit plus lente et moins imm\u00e9diate. Cependant, cette certitude diminue si le temps pour observer l\u2019effet augmente, si l\u2019effet observ\u00e9 est moins important, si l&rsquo;effet n&rsquo;est pas toujours r\u00e9p\u00e9table, et enfin si les crit\u00e8res mesur\u00e9s varient naturellement au cours de la maladie. Ainsi il est plus difficile d\u2019\u00e9valuer l\u2019effet d\u2019un suppl\u00e9ment nutritionnel sur les signes cliniques d\u2019arthrose six semaines apr\u00e8s avoir d\u00e9but\u00e9 le traitement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Puisque les effets suppos\u00e9s b\u00e9n\u00e9fiques des m\u00e9dicaments sont superpos\u00e9s aux processus naturels de gu\u00e9rison des maladies, diff\u00e9rents biais psychologiques font que les cliniciens tendent \u00e0 surestimer les effets de leur traitement. Il existe beaucoup d\u2019autres biais de ce type (Rudolf 1938, Pinto 2001, Gay 2006, Kahneman 2012, McKenzie 2014, Matute <em>et al. <\/em>2015, Canfield <em>et al.<\/em> 2016, Saposnik <em>et al.<\/em> 2016), un exemple particuli\u00e8rement important est le \u00ab <em>post hoc<\/em>, <em>ergo propter hoc \u00bb <\/em>(litt\u00e9ralement \u00e0 la suite de cela, donc \u00e0 cause de cela), par lequel un changement attendu apr\u00e8s avoir donn\u00e9 un m\u00e9dicament est attribu\u00e9 au m\u00e9dicament, que ce changement soit ou non r\u00e9ellement caus\u00e9 par ce m\u00e9dicament. \u00c0 cause des incertitudes inh\u00e9rentes \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de la r\u00e9ponse au traitement et \u00e0 cause des biais psychologiques qui peuvent conduire les m\u00e9decins \u00e0 porter des jugements faux quant \u00e0 leur efficacit\u00e9, les \u00e9tudes cliniques randomis\u00e9es, en aveugle, et avec t\u00e9moins ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es. Celles-ci peuvent supprimer l\u2019effet des erreurs de jugement, m\u00eame si elles le font souvent imparfaitement. Malheureusement, beaucoup de praticiens n\u2019ont aucune id\u00e9e de l\u2019existence de ces biais psychologiques qui influencent leurs jugements cliniques. Une plus grande diffusion de l\u2019existence de ces biais am\u00e9liorerait la pratique \u00e0 la fois en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire et humaine, conventionnelle ou alternative (Croskerry 2003, 2013, Gay 2006, McKenzie 2014, Canfield <em>et al.<\/em> 2016).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La conception, la r\u00e9alisation et la publication des essais cliniques sont \u00e9galement sujettes \u00e0 de nombreux biais, en particulier aux biais de confirmation, de constatation, de s\u00e9lection, et de publication (Easterbrook <em>et al.<\/em> 1991, Stern et Simes 1997, Ioannidis 1998, 2005b, 2014, Ioannidis <em>et al.<\/em> 2001, Bekelman <em>et al.<\/em> 2003, Lexchin <em>et al.<\/em> 2003, Chan <em>et al.<\/em> 2004, Jadad et Enkin 2007, Viera et Bangdiwala 2007, McGauran <em>et al.<\/em> 2010, Sargeant <em>et al.<\/em> 2010, Hr\u00f3bjartsson <em>et al.<\/em> 2012, Kahan <em>et al.<\/em> 2015, Ahn <em>et al.<\/em> 2017). En ce qui concerne les essais cliniques, les caract\u00e9ristiques id\u00e9ales (rarement r\u00e9unies en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire ) sont des investigateurs ind\u00e9pendants, le caract\u00e8re aveugle de l\u2019essai (personne administrant le produit, personne \u00e9valuant la r\u00e9ponse, et personne analysant les donn\u00e9es, et \u00e9galement le patient en m\u00e9decine humaine), un nombre suffisant d\u2019animaux trait\u00e9s (requ\u00e9rant un calcul pr\u00e9alable de puissance), l\u2019incorporation de t\u00e9moins positifs (m\u00e9dicaments analogues, g\u00e9n\u00e9ralement de la m\u00eame classe) et\/ou un t\u00e9moin n\u00e9gatif (groupe trait\u00e9 avec un placebo), une attribution al\u00e9atoire des traitements aux diff\u00e9rents groupes, un usage appropri\u00e9 des statistiques, des relecteurs comp\u00e9tents, et une reproduction de l\u2019\u00e9tude par des investigateurs ind\u00e9pendants<em>. <\/em>Des lignes directrices existent pour \u00e9valuer la qualit\u00e9 des essais cliniques (Schulz <em>et al.<\/em> 2010, Higgins et Green 2011, Sargeant et O\u2019Connor 2014). Deux autres crit\u00e8res essentiels sont 1) la formulation <em>a priori<\/em> des hypoth\u00e8ses de l\u2019\u00e9tude, en particulier de ses objectifs primaires et secondaires avant de conduire l\u2019essai (ce qui rend illicite des analyses statistiques non planifi\u00e9es) et 2) la publication des r\u00e9sultats quelles que soient les conclusions. Les initiatives <em>AllTrials<\/em> (2014) et <em>VetAllTrials<\/em> (2015) ont r\u00e9pertori\u00e9 les d\u00e9fauts majeurs des \u00e9tudes publi\u00e9es par rapport \u00e0 ces deux crit\u00e8res. Il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 que les \u00e9tudes randomis\u00e9es avec t\u00e9moins r\u00e9alis\u00e9es par des investigateurs ayant des conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats financiers \u00e9taient \u00e0 l\u2019origine de r\u00e9sultats positifs plus fr\u00e9quents que les essais men\u00e9s par des investigateurs ind\u00e9pendants (Bekelman <em>et al.<\/em> 2003, Lexchin <em>et al.<\/em> 2003, Ahn <em>et al.<\/em> 2017). Ces consid\u00e9rations devraient s\u2019appliquer \u00e0 toute \u00e9valuation de l\u2019efficacit\u00e9 et de l\u2019efficience clinique des traitements, que ce soit en m\u00e9decine conventionnelle ou en hom\u00e9opathie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Ces aspects id\u00e9aux sont loin d\u2019\u00eatre toujours appliqu\u00e9s dans les essais cliniques randomis\u00e9s et avec t\u00e9moins en m\u00e9decine conventionnelle (Ioannidis 2005b, 2014, Prasad et Cifu 2015), encore moins en hom\u00e9opathie, et rarement en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire. Di Girolamo et Meursinge Reynders (2016) ont fait une revue de ce type d&rsquo;\u00e9tudes publi\u00e9es dans les principales revues v\u00e9t\u00e9rinaires anglophones et dans cinq journaux m\u00e9dicaux de l\u2019ann\u00e9e 2013. Le nombre de ces \u00e9tudes \u00e9tait de 26 \u00e9tudes v\u00e9t\u00e9rinaires pour 465 \u00e9tudes humaines. Les \u00e9tudes v\u00e9t\u00e9rinaires \u00e9taient plus petites en taille, et seulement 2% d&rsquo;entre elles (pour 77% en humaine) mentionnaient les calculs de puissance, les objectifs primaires, la m\u00e9thode de randomisation, le caract\u00e8re aveugle de l\u2019attribution des traitements et les m\u00e9thodes d\u2019\u00e9valuation. Le co\u00fbt est l\u2019une des raisons de ces diff\u00e9rences, les entreprises pharmaceutiques devant n\u00e9cessairement faire des profits qui sont \u00e9videmment moins importants en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire qu\u2019en m\u00e9decine humaine. Un autre facteur est le bien-\u00eatre animal : peut-on, avec la meilleure des approches scientifiques, \u00e9thiquement justifier un essai avec t\u00e9moin placebo chez des veaux atteints de pneumonie aigu\u00eb ou des chiens souffrant d&rsquo;arthrose grave ? Il est difficile de trouver une solution \u00e0 ce probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Les essais qui se concluent par des r\u00e9sultats n\u00e9gatifs (m\u00eame s\u2019ils sont tr\u00e8s utiles) ont moins de chance d\u2019\u00eatre publi\u00e9s que ceux qui se terminent avec des r\u00e9sultats positifs. Cela peut s&rsquo;expliquer par l&rsquo;int\u00e9r\u00eat que les \u00e9diteurs de journaux ont \u00e0 pr\u00e9server ou am\u00e9liorer leur facteur d\u2019impact (Easterbrook <em>et al.<\/em> 1991, Stern et Simes 1997, Ioannidis 1998, Smith 2006). La reproduction ind\u00e9pendante des essais cliniques est essentielle dans la confirmation de l\u2019efficacit\u00e9 (Ioannidis 2005a, 2014, Anon 2013, Prasad and Cifu 2015). Elle permet de v\u00e9rifier si l\u2019\u00e9tude initiale a produit des r\u00e9sultats faussement positifs ou faussement n\u00e9gatifs, ou de montrer que l&rsquo;amplitude de l&rsquo;effet mesur\u00e9 n&rsquo;est pas r\u00e9p\u00e9table. Ioannidis (2005a) a examin\u00e9 49 \u00e9tudes cliniques en m\u00e9decine humaine. Trente-quatre rapportaient un effet positif significatif, mais quand elles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9p\u00e9t\u00e9es plus tard, les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9gatifs dans sept cas, et les amplitudes des effets mesur\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 plus petites que celles rapport\u00e9es initialement dans sept autres \u00e9tudes. Ceci peut s&rsquo;expliquer par une am\u00e9lioration de la conception de l\u2019\u00e9tude lors de sa r\u00e9p\u00e9tition, notamment en diminuant les faux r\u00e9sultats positifs de l&rsquo;\u00e9tude initiale. Lorsqu&rsquo;un effet est purement al\u00e9atoire et non r\u00e9el, on observera un faux positif une fois sur vingt lorsque le seuil de significativit\u00e9 est fix\u00e9 \u00e0 p = 0,05. Par cons\u00e9quent, si une \u00e9tude mesure dix variables qui en r\u00e9alit\u00e9 ne sont pas associ\u00e9es \u00e0 un effet r\u00e9el, la probabilit\u00e9 d\u2019obtenir un r\u00e9sultat significatif par simple chance est de 50%, \u00e0 moins que les statistiques ne soient corrig\u00e9es en ce sens pour tenir compte de la multiplicit\u00e9 des tests statistiques, ce qui n\u2019est pas toujours le cas. La plupart des faux positifs sont li\u00e9s \u00e0 des facteurs tels que les biais ou l\u2019\u00e9volution naturelle des maladies.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Pour toutes ces raisons, les m\u00e9decins et les v\u00e9t\u00e9rinaires devraient toujours \u00eatre vigilants et critiques de mani\u00e8re constructive vis \u00e0 vis de leur propre exp\u00e9rience clinique et des r\u00e9sultats issus d\u2019essais cliniques. Il est plus difficile d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;efficacit\u00e9 lorsque les crit\u00e8res sont n\u00e9buleux et\/ou subjectifs plut\u00f4t que clairement pr\u00e9d\u00e9finis et objectifs. On r\u00e9duit ainsi le biais de classement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">L\u2019hom\u00e9opathie est le plus souvent utilis\u00e9e pour traiter les maladies chroniques avec des signes cliniques fluctuants, ou les maladies aigu\u00ebs \u00e0 r\u00e9solution spontan\u00e9e (Jacobs <em>et al. <\/em>1998, Mathie <em>et al. <\/em>2007, 2010). C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour ce type de maladies que l\u2019\u00e9valuation de la r\u00e9ponse au traitement est le plus difficile. L&rsquo;histoire naturelle de ces maladies et les biais subjectifs rendent les erreurs fr\u00e9quentes. Il ne faut donc pas que l&rsquo;\u00e9valuation de la r\u00e9ponse \u00e0 un traitement soit bas\u00e9e uniquement sur des \u00e9valuations subjectives ou des anecdotes de v\u00e9t\u00e9rinaires (Mathie 2007, 2010), ni sur des r\u00e9sultats d\u2019essais cliniques mal con\u00e7us. Il convient d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e0 partir de r\u00e9sultats d\u2019essais cliniques randomis\u00e9s de qualit\u00e9 avec l\u2019inclusion de t\u00e9moins. L\u2019exemple du traitement hom\u00e9opathique de l&rsquo;hyperthyro\u00efdie f\u00e9line illustre bien ce propos. On compte d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 deux \u00e9tudes prospectives (Mathie <em>et al.<\/em> 2007, 2010) qui ont publi\u00e9 l\u2019opinion des praticiens et\/ou des propri\u00e9taires quant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 du traitement, ainsi qu\u2019une s\u00e9rie de quatre chats hyperthyro\u00efdiens (Chapman 2011). Ces trois \u00e9tudes sugg\u00e8rent que l\u2019hom\u00e9opathie est un traitement efficace pour l\u2019hyperthyro\u00efdie. Cependant, une \u00e9tude clinique de qualit\u00e9, r\u00e9alis\u00e9e en double aveugle et avec un lot t\u00e9moin, a montr\u00e9 que le traitement hom\u00e9opathique individualis\u00e9 n\u2019avait pas d\u2019effet sur l\u2019hyperthyro\u00efdie. Les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 obtenus en mesurant les concentrations s\u00e9riques en hormone thyro\u00efdienne, la fr\u00e9quence cardiaque, et le poids apr\u00e8s 21 jours. Le traitement de r\u00e9f\u00e9rence, le m\u00e9thimazole, a \u00e9t\u00e9 efficace dans cette \u00e9tude (Bodey <em>et al.<\/em> 2017).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Essais cliniques et revues syst\u00e9matiques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Comme discut\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, en ce qui concerne les essais cliniques chez l\u2019homme et les animaux, il existe des r\u00e9f\u00e9rences globalement accept\u00e9es ou admises (mais pas toujours appliqu\u00e9es&#8230;), des proc\u00e9dures et des lignes de conduite directrices guidant la conception des \u00e9tudes, leur mise en \u0153uvre, et le traitement statistique des donn\u00e9es obtenues. Des proc\u00e9dures de randomisation ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites. La r\u00e9alisation d\u2019\u00e9tudes en aveugle avec des t\u00e9moins positifs et\/ou n\u00e9gatifs (placebo) et avec un nombre d\u2019animaux suffisant est encourag\u00e9e. Ces principes g\u00e9n\u00e9raux sont expliqu\u00e9s en d\u00e9tails dans de nombreux articles s&rsquo;int\u00e9ressant \u00e0 la conception et \u00e0 l\u2019\u00e9valuation des essais cliniques comparatifs contr\u00f4l\u00e9s (par exemple : Schulz <em>et al. <\/em>2010, Higgins et Green 2011, Sargeant et O\u2019Connor 2014).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Les revues syst\u00e9matiques utilisent une m\u00e9thodologie objective pour \u00e9valuer la conception, la mise en \u0153uvre, et la mise en forme des r\u00e9sultats des essais cliniques comparatifs contr\u00f4l\u00e9s afin de minimiser les biais, et il existe des protocoles et lignes directrices pour r\u00e9aliser objectivement des revues syst\u00e9matiques et des m\u00e9ta-analyses (cf. Higgins et Green 2011, <em>Zoonoses and Public Health <\/em>2014, PRISMA 2017). Les essais cliniques en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire et en m\u00e9decine humaine y sont \u00e9valu\u00e9s objectivement afin de s\u2019assurer que les crit\u00e8res de qualit\u00e9 \u00e9voqu\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment sont appliqu\u00e9s, permettant ainsi une r\u00e9elle confiance dans l&rsquo;interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats obtenus (haut niveau de preuve). Si ces revues syst\u00e9matiques ne sont pas toujours \u00e9logieuses quant \u00e0 la mani\u00e8re dont sont men\u00e9es les \u00e9tudes \u00e9valuant l\u2019efficacit\u00e9 des produits pharmaceutiques, elles le sont encore plus rarement pour les \u00e9tudes hom\u00e9opathiques montrant un effet positif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Un moyen d\u2019augmenter le nombre d\u2019animaux et de patients sur lesquels reposer des conclusions consiste \u00e0 prendre plusieurs essais cliniques de qualit\u00e9 suffisante et de r\u00e9analyser les donn\u00e9es combin\u00e9es de ces essais : on parle alors de m\u00e9ta-analyse. Il existe plusieurs m\u00e9thodes objectives pour \u00e9valuer la qualit\u00e9 des m\u00e9ta-analyses et des revues syst\u00e9matiques. C\u2019est une des fonctions majeures de la Collaboration Cochrane (<a href=\"http:\/\/www.cochrane.org\/\">www.cochrane.org\/)<\/a>, une ONG de professionnels de la sant\u00e9 charg\u00e9s de d\u00e9terminer l\u2019efficience des traitements, et de produire des r\u00e9sum\u00e9s syst\u00e9matiques de la litt\u00e9rature m\u00e9dicale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">En ce qui concerne les produits hom\u00e9opathiques utilis\u00e9s chez l\u2019homme, il existe une large vari\u00e9t\u00e9 d\u2019essais cliniques publi\u00e9s dans des journaux \u00e0 comit\u00e9 de relecture, et dans plusieurs revues dans le monde (Linde <em>et al.<\/em> 1997, Cucherat <em>et al.<\/em> 2000, Jonas <em>et al.<\/em> 2003, Shang <em>et al.<\/em> 2005, Milazzo <em>et al.<\/em> 2006, Ernst 2010, Mathie <em>et al.<\/em> 2014, 2017). Une m\u00e9ta-analyse r\u00e9alis\u00e9e par Shang <em>et al.<\/em> (2005) a \u00e9valu\u00e9 tous les essais cliniques r\u00e9alis\u00e9s chez l\u2019homme publi\u00e9s jusqu\u2019alors afin de documenter l\u2019efficacit\u00e9 \u00e0 l\u2019hom\u00e9opathie. Les essais cliniques de mauvaise qualit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 exclus pour garantir des r\u00e9sultats robustes et \u00e9quitables. Shang <em>et al.<\/em> (2005) ont mis en \u00e9vidence un effet positif faible des traitements hom\u00e9opathiques par rapport au placebo, bien plus petit que l\u2019effet positif des traitements conventionnels par rapport au placebo. \u00c9tant donn\u00e9e la difficult\u00e9 de supprimer compl\u00e8tement les biais des essais cliniques (m\u00eame les essais cliniques de qualit\u00e9 ne sont pas id\u00e9aux), leurs r\u00e9sultats \u00e9taient compatibles avec une pr\u00e9sence de biais r\u00e9siduels, et en cons\u00e9quence les auteurs ont conclu que les b\u00e9n\u00e9fices apparents de l\u2019hom\u00e9opathie \u00e9taient compatibles avec un effet placebo. Cependant, les donn\u00e9es issues de cette \u00e9tude ne permettent pas non plus d\u2019affirmer que les faibles effets positifs d\u00e9couverts ne sont pas un effet sp\u00e9cifique des produits hom\u00e9opathiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Comme soulign\u00e9 par Hektoen (2005), \u00ab les \u00e9tudes chez l\u2019animal peuvent [&#8230;] \u00eatre plus utiles que les \u00e9tudes men\u00e9es sur l\u2019homme pour d\u00e9terminer si les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques ont un effet sp\u00e9cifique compar\u00e9 \u00e0 un placebo \u00bb. Mathie <em>et al.<\/em> (2012) ont r\u00e9pertori\u00e9 les essais cliniques compar\u00e9s randomis\u00e9s, et identifi\u00e9 38 articles relus par un comit\u00e9 de lecture et jug\u00e9s comme \u00e9tant de qualit\u00e9 suffisante pour faire l\u2019objet d\u2019une revue syst\u00e9matique. Mathie et Clausen (2014) ont r\u00e9alis\u00e9 la premi\u00e8re revue syst\u00e9matique de ces essais cliniques compar\u00e9s randomis\u00e9s en hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire (18 \u00e9tudes, 12 th\u00e9rapeutiques, 6 prophylactiques) pour \u00e9valuer l\u2019ampleur de la r\u00e9ponse. Un seul essai clinique \u00e9tait publi\u00e9 par des auteurs n\u2019ayant pas de conflit d\u2019int\u00e9r\u00eat (ils n\u2019\u00e9taient pas mentionn\u00e9s clairement dans 8 \u00e9tudes), et le risque de biais \u00e9tait \u00e9lev\u00e9 dans 11 d&rsquo;entre elles, bas dans une seule, et peu identifiable dans 6 d\u2019entre elles. Les auteurs ont conclu \u00e0 l&rsquo;existence \u00ab de r\u00e9sultats mitig\u00e9s \u00e0 partir seulement des deux \u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es randomis\u00e9es avec lot t\u00e9moin ce qui a emp\u00each\u00e9 de formuler des conclusions g\u00e9n\u00e9ralisables fiables quant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019aucun m\u00e9dicament hom\u00e9opathiques en particulier ou quant \u00e0 l\u2019impact d\u2019une intervention hom\u00e9opathique sur un type donn\u00e9 de maladie chez les animaux \u00bb. Mathie <em>et al.<\/em> (2014) ont \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9 une revue syst\u00e9matique et une m\u00e9ta-analyse des essais cliniques randomis\u00e9s contr\u00f4l\u00e9s de traitements hom\u00e9opathiques individualis\u00e9s chez l\u2019homme. Ils ont conclu que ces traitements \u00ab peuvent avoir de faibles effets sp\u00e9cifiques [&#8230;], et que la faible qualit\u00e9 du niveau de preuve exige une interpr\u00e9tation pr\u00e9cautionneuse des r\u00e9sultats. De nouvelles \u00e9tudes de haute qualit\u00e9 sont n\u00e9cessaires pour permettre une interpr\u00e9tation plus robuste \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Ainsi, sur la base de preuves provenant d&rsquo;essais cliniques randomis\u00e9s, contr\u00f4l\u00e9s, de m\u00e9ta-analyses et de revues syst\u00e9matiques, les faibles effets positifs rapport\u00e9s chez l\u2019homme et les animaux pourraient \u00eatre dus \u00e0 des effets sp\u00e9cifiques de l\u2019hom\u00e9opathie ou \u00e0 des biais r\u00e9siduels non contr\u00f4l\u00e9s lors des essais cliniques (Cucherat <em>et al. <\/em>2000, Shang <em>et al. <\/em>2005, Mathie et Clausen 2014, 2015a, Mathie <em>et al. <\/em>2014, 2017). Au vu des consid\u00e9rations discut\u00e9es dans cet article et dans sa premi\u00e8re partie (Lees <em>et al. <\/em>2017, traduction disponible sur le site <a href=\"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/\">www.zeterinaires.fr<\/a>), \u00e0 savoir 1) la possibilit\u00e9 que l\u2019histoire naturelle des maladies, l\u2019effet placebo, et les biais subjectifs peuvent conduire \u00e0 des r\u00e9sultats artificiellement positifs 2) les difficult\u00e9s \u00e0 \u00e9valuer les effets, et en particulier, \u00e0 r\u00e9aliser des essais cliniques conformes aux standards id\u00e9aux 3) la non plausibilit\u00e9 sur des bases th\u00e9oriques que les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques aient un effet sp\u00e9cifique, il est tr\u00e8s probable que les petits effets observ\u00e9s dans les essais cliniques contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s et les revues syst\u00e9matiques soient le r\u00e9sultat d\u2019un biais r\u00e9siduel de ces essais. Malgr\u00e9 ces constats, les hom\u00e9opathes continuent d&rsquo;affirmer que les m\u00e9dicaments hom\u00e9opathiques v\u00e9t\u00e9rinaires sont efficaces (Mathie <em>et al. <\/em>2007, 2010).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Mathie et Clausen (2015b) ont r\u00e9alis\u00e9 une autre revue syst\u00e9matique des essais cliniques contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s en hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire, dans lesquels le groupe t\u00e9moin recevait un traitement (t\u00e9moins actifs) plut\u00f4t qu\u2019un placebo. Ils ont utilis\u00e9 les m\u00e9thodes Cochrane pour \u00e9valuer le risque de biais pour 20 \u00e9tudes (14 th\u00e9rapeutiques, 6 prophylactiques). Ils ont conclu \u00e0 cause de la faible fiabilit\u00e9 des donn\u00e9es (aucune \u00e9tude n\u2019avait de risque de biais suffisamment bas pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme fiable) que les essais \u00ab n\u2019apportaient pas d\u2019information utile concernant l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019hom\u00e9opathie chez les animaux \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Doehring et Sundrum (2016) ont r\u00e9pertori\u00e9 les essais cliniques en hom\u00e9opathie utilis\u00e9s pour le traitement des maladies infectieuses ou pour favoriser la croissance chez les animaux d\u2019\u00e9levage. Parmi les 48 \u00e9tudes respectant les crit\u00e8res d\u2019inclusion, 15 \u00e9taient des th\u00e8ses de doctorat et 33 ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es dans des journaux \u00e0 comit\u00e9 de lecture, et 18 d\u2019entre elles l\u2019ont \u00e9t\u00e9 dans des journaux d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l\u2019hom\u00e9opathie ou \u00e0 la m\u00e9decine alternative, les 15 autres dans des journaux v\u00e9t\u00e9rinaires. Leur \u00e9tude bibliographique incluait une large vari\u00e9t\u00e9 d\u2019essais cliniques, dont des essais cliniques contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s (8 d\u2019entre eux avaient \u00e9t\u00e9 exclues de la revue de Mathie et Clausen (2014) car elles \u00e9taient jug\u00e9es comme n\u2019\u00e9tant pas d\u2019une fiabilit\u00e9 suffisante) mais cette revue bibliographique a aussi consid\u00e9r\u00e9 des \u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es de faible qualit\u00e9 qui n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en aveugle ou non randomis\u00e9es ou sans t\u00e9moin avec placebo. Pour ces raisons, il y avait un fort risque d&rsquo;inclure des effets non sp\u00e9cifiques et des biais, et beaucoup de ces essais avec des r\u00e9sultats positifs pour l\u2019hom\u00e9opathie ne peuvent pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme preuve que l\u2019hom\u00e9opathie soit efficace. Doehring et Sundrum (2016) ont montr\u00e9 que plus les essais cliniques \u00e9taient con\u00e7us de mani\u00e8re \u00e0 r\u00e9duire les effets non-sp\u00e9cifiques, moins les r\u00e9sultats \u00e9taient positifs pour l\u2019hom\u00e9opathie. Ils ont aussi d\u00e9couvert que les essais cliniques publi\u00e9s dans les journaux d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l\u2019hom\u00e9opathie ou aux m\u00e9decines alternatives avaient plus de chance d\u2019\u00eatre en faveur d\u2019une efficacit\u00e9 de l\u2019hom\u00e9opathie que ceux publi\u00e9s dans des journaux ayant un champ de comp\u00e9tence plus large en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire. Les essais cliniques, qui ont mis en \u00e9vidence des r\u00e9sultats positifs pour l\u2019hom\u00e9opathie, concernent un spectre large de maladies, de rem\u00e8des, et de circonstances, mais aucune n\u2019a \u00e9t\u00e9 reproduite. Doehring et Sundrum (2016) ont conclu qu\u2019il n\u2019y avait pas de preuve suffisante pour recommander une utilisation de l&rsquo;hom\u00e9opathie pour remplacer ou r\u00e9duire les antibiotiques en m\u00e9decine d\u2019\u00e9levage.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9thique et aspects n\u00e9gatifs de la pharmacologie et de l\u2019hom\u00e9opathie<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Selon Jacobs <em>et al<\/em>. (1998), l\u2019hom\u00e9opathie chez l\u2019homme est utilis\u00e9e plus fr\u00e9quemment en cas de maladie chronique ou de maladie aigu\u00eb \u00e0 r\u00e9solution spontan\u00e9e. De mani\u00e8re similaire, chez les animaux de compagnie, il y a une forte pr\u00e9valence de maladies chroniques, dont les allergies et les maladies articulaires, pour lesquelles les produits pharmaceutiques apportent un confort r\u00e9el mais souvent palliatif. Cette frustration conduit les propri\u00e9taires d\u2019animaux \u00e0 rechercher des traitements m\u00e9dicaux alternatifs (Hektoen <em>et al. <\/em>2004, Hektoen 2005). En m\u00e9decine d\u2019\u00e9levage, l\u2019hom\u00e9opathie est en vogue en agriculture biologique. Celle-ci attire tr\u00e8s justement l\u2019attention sur les effets n\u00e9gatifs des th\u00e9rapies conventionnelles, mais refuse aussi d\u2019en reconna\u00eetre les b\u00e9n\u00e9fices. Citons certains inconv\u00e9nients des produits pharmaceutiques : impossibilit\u00e9 d\u2019obtenir une gu\u00e9rison totale (c\u2019est \u00e0 dire, moins de 100% d\u2019efficacit\u00e9), toxicit\u00e9 sur l\u2019animal trait\u00e9, traces de m\u00e9dicaments ou de ses m\u00e9tabolites dans la viande et le lait, \u00e9mergence de r\u00e9sistances aux antibiotiques et aux antiparasitaires. Ce dernier point est le plus important car ce n\u2019est pas seulement de l\u2019animal dont il est question, mais aussi de l\u2019environnement (Toutain <em>et al. <\/em>2016a).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Hovi et Roderick (1999) ont montr\u00e9 que l\u2019hom\u00e9opathie \u00e9tait l\u2019alternative principale aux antibiotiques en agriculture biologique au Royaume-Uni, repr\u00e9sentant 50% des traitements de mammites. Le choix de l\u2019utilisation de l\u2019hom\u00e9opathie se justifie par 1) une pr\u00e9f\u00e9rence pour des produits \u00ab naturels \u00bb ou un rejet pour les \u00ab produits chimiques \u00bb, 2) les inconv\u00e9nients des th\u00e9rapies conventionnelles \u00e9voqu\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment, 3) ses avantages \u00e9conomiques (moins on\u00e9reux, absence de temps d\u2019attente lait\/viande.)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La grande majorit\u00e9 des scientifiques m\u00e9dicaux, m\u00e9decins et v\u00e9t\u00e9rinaires, encouragent l\u2019usage judicieux des produits pharmaceutiques et des vaccins dans l\u2019arsenal th\u00e9rapeutique. Cependant, des diff\u00e9rences culturelles et sociales existent entre les pays, et les th\u00e9rapies compl\u00e9mentaires, incluant l\u2019hom\u00e9opathie, sont davantage accept\u00e9es et utilis\u00e9es dans des pays comme la France, l\u2019Italie, l\u2019Allemagne, et l\u2019Inde par rapport au Royaume-Uni.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pharmacologie<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Au-del\u00e0 de tous les bienfaits apport\u00e9s au bien-\u00eatre animal notamment par l\u2019anesth\u00e9sie, le contr\u00f4le de la douleur, la pr\u00e9vention efficace et le traitement des maladies caus\u00e9es par les micro-organismes, les helminthes et les ectoparasites, il existe des inconv\u00e9nients lorsqu\u2019on utilise des produits pharmaceutiques v\u00e9t\u00e9rinaires. Il existe de nombreux cas de figure o\u00f9 les m\u00e9dicaments sont inefficaces ou n\u2019ont que peu d\u2019effets. De nombreux m\u00e9dicaments sont utilis\u00e9s par les m\u00e9decins et les v\u00e9t\u00e9rinaires en d\u00e9pit de preuve suffisante d\u2019efficacit\u00e9, certains ayant m\u00eame montr\u00e9 une r\u00e9elle inefficacit\u00e9 (Prasad et Cifu 2015). Il existe en th\u00e9orie des effets secondaires \u00e0 tous les m\u00e9dicaments dont certains peuvent \u00eatre mortels. Des effets secondaires peuvent \u00eatre idiosyncrasiques (toxicit\u00e9 rare mais marqu\u00e9e aux doses recommand\u00e9es), mais la plupart d\u2019entre eux sont li\u00e9s \u00e0 la dose. Les effets secondaires des m\u00e9dicaments conventionnels sont issus de leurs m\u00e9canismes biochimiques et physiologiques. De nombreux m\u00e9dicaments ont des seuils de toxicit\u00e9 et des relations dose\/toxicit\u00e9, de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019ils ont des seuils th\u00e9rapeutiques et des relations doses\/efficacit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">L\u2019\u00e9mergence de la r\u00e9sistance aux antibiotiques est un inconv\u00e9nient majeur en sant\u00e9 publique. Le probl\u00e8me est de moindre importance chez les animaux en comparaison avec l\u2019homme : les antibiotiques ont toujours une grande efficacit\u00e9, mais l\u2019impact sur le r\u00e9sistome environnemental est un probl\u00e8me majeur lorsque les antibiotiques sont utilis\u00e9s de mani\u00e8re intensive, notamment en m\u00e9decine d\u2019\u00e9levage. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est de plus en plus point\u00e9 du doigt (Toutain <em>et al.<\/em> 2016a). Pour les patients humains ou propri\u00e9taires d\u2019animaux, l\u2019injection ou le traitement suite \u00e0 la consultation semble universellement attendu. C\u2019est en g\u00e9rant cette attente que l\u2019on peut r\u00e9duire l\u2019usage non n\u00e9cessaire de m\u00e9dicaments, notamment l\u2019usage des antibiotiques, et ainsi r\u00e9duire le probl\u00e8me global de r\u00e9sistance.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Hom\u00e9opathie<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Les hom\u00e9opathes affirment que l\u2019hom\u00e9opathie ne nuit pas aux patients. Cette affirmation est discutable. Bien qu\u2019effectivement il soit peu probable que la plupart des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques contiennent des substances qui pourraient avoir des effets toxiques sp\u00e9cifiques, l\u2019OMS (2009) a rapport\u00e9 le fait suivant : \u00ab certains aspects de la production des m\u00e9dicaments hom\u00e9opathiques peuvent constituer de potentiels dangers sanitaires. D\u2019abord, les produits hom\u00e9opathiques ne sont pas toujours administr\u00e9s \u00e0 haute dilution. En effet, certains m\u00e9dicaments hom\u00e9opathiques r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 partir d\u2019une teinture m\u00e8re sont administr\u00e9s dans des formes concentr\u00e9es [&#8230;]. Ensuite, les m\u00e9dicaments hom\u00e9opathiques sont faits \u00e0 partir d\u2019une grande vari\u00e9t\u00e9 de substances naturelles ou synth\u00e9tiques incluant des bact\u00e9ries, des virus, des champignons, des parasites v\u00e9g\u00e9taux [&#8230;]. Certains de ces mat\u00e9riaux sources constituent de potentiels dangers sanitaires, m\u00eame \u00e0 forte dilution \u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Chez le patient humain, l\u2019effet placebo peut \u00eatre r\u00e9el, comme discut\u00e9 en partie 1 de cet article (Lees <em>et al. <\/em>2017). Cependant, en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire, \u00e0 moins de conditionner sp\u00e9cifiquement un animal dans ce but, il est rare de pouvoir r\u00e9unir les circonstances pour lesquelles un effet placebo r\u00e9el puisse \u00eatre vraiment b\u00e9n\u00e9fique. De plus, en m\u00e9decine humaine, les consultations hom\u00e9opathiques prennent souvent une tournure de conseils psychologiques ou de psychoth\u00e9rapie qui peuvent \u00eatre b\u00e9n\u00e9fiques pour le patient. Si en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire ces consultations peuvent \u00eatre b\u00e9n\u00e9fiques pour le propri\u00e9taire, elles ne peuvent pas l\u2019\u00eatre pour l\u2019animal. En effet, l&rsquo;effet placebo engendr\u00e9 sur les propri\u00e9taires &#8211; appel\u00e9 \u00ab effet placebo par procuration \u00bb (Conzemius et Evans 2012, Gruen <em>et al. <\/em>2014, 2017) \u2013 peut en r\u00e9alit\u00e9 agir au d\u00e9triment de leur animal dans la mesure o\u00f9 les propri\u00e9taires vont percevoir une am\u00e9lioration qui n\u2019est peut-\u00eatre pas pr\u00e9sente. Les aspects les plus d\u00e9l\u00e9t\u00e8res de l\u2019hom\u00e9opathie sont probablement le retard de traitement, ou le retrait complet de m\u00e9dicaments conventionnels, lorsque des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques inefficaces sont donn\u00e9s aux animaux en lieu et place de traitements conventionnels efficaces selon des crit\u00e8res scientifiques rigoureusement \u00e9tablis par les organismes de r\u00e9gulation et\/ou des essais cliniques publi\u00e9s. De mani\u00e8re similaire, l\u2019usage d\u2019une pr\u00e9paration hom\u00e9opathique inefficace \u00e0 la place d\u2019une vaccination conventionnelle efficace, l\u2019arr\u00eat de traitements prophylactiques tels que les vermifuges, peuvent \u00eatre d\u00e9l\u00e9t\u00e8res pour le bien-\u00eatre animal. L\u2019usage de traitements inefficaces dans ce contexte n\u2019est pas \u00e9thique, car les animaux, comme les jeunes enfants, n\u2019ont pas droit de regard sur le traitement qu\u2019ils re\u00e7oivent. De plus, les clients qui sont parfois des propri\u00e9taires d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, ne devraient pas se voir offrir de faux espoirs \u00e0 travers des produits inefficaces. Il est peu probable qu\u2019un v\u00e9t\u00e9rinaire prescrivant de l\u2019hom\u00e9opathie informe les propri\u00e9taires de l\u2019absence d\u2019efficacit\u00e9 sp\u00e9cifique. En ce qui concerne les clients qui insistent pour obtenir un traitement hom\u00e9opathique, m\u00eame s\u2019ils sont bien inform\u00e9s, on peut se demander en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire si la demande du client ne devrait pas \u00eatre mise en second plan au vu de ces probl\u00e8mes de bien-\u00eatre animal qui sont clairement \u00e9tablis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Il arrive aux hom\u00e9opathes de recommander de ne pas utiliser les produits pharmaceutiques. L\u2019<em>Academy of Veterinary Homeopathy Standards of Practice <\/em>(2017) affirme que \u00ab l\u2019utilisation en association de beaucoup de m\u00e9dicaments, de plantes, de l\u2019acupuncture, et autres types d\u2019intervention peut r\u00e9duire l\u2019efficacit\u00e9 des produits hom\u00e9opathiques [&#8230;] seuls les m\u00e9dicaments qui sont hom\u00e9opathiques \u00e0 la maladie du patient devraient \u00eatre administr\u00e9s [&#8230;] les m\u00e9dicaments, plantes, et applications \u00e9lectromagn\u00e9tiques concomitantes devraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9es, si possible, pour pr\u00e9venir la possibilit\u00e9 d\u2019interf\u00e9rence avec la force vitale [\u2026] \u00bb. On trouve parmi les \u00e9crits de v\u00e9t\u00e9rinaires hom\u00e9opathes des affirmations selon lesquelles la vaccination est d\u00e9l\u00e9t\u00e8re, que les m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires interf\u00e8rent avec le traitement hom\u00e9opathique (par exemple, Gregory 2008, 2013b) : \u00ab il est aussi bien connu que parmi les hom\u00e9opathes l\u2019action du rem\u00e8de hom\u00e9opathique est fortement diminu\u00e9e par l\u2019administration concomitante d\u2019AINS ou d\u2019autres anti-inflammatoires, comme les cortico\u00efdes ou la ciclosporine \u00bb (Gregory 2013b).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Autre aspect n\u00e9faste de l\u2019hom\u00e9opathie : si elle est propos\u00e9e par des v\u00e9t\u00e9rinaires, alors l\u2019image de la profession en souffre dans la mesure o\u00f9 on recommande l\u2019utilisation de traitement inefficaces et irrationnels. On ne fait plus alors la diff\u00e9rence entre des m\u00e9decins v\u00e9t\u00e9rinaires et des soigneurs en exercice ill\u00e9gal, tout en cr\u00e9ant un climat de doute envers la m\u00e9decine conventionnelle (Chambers 2013). En m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire, l\u2019hom\u00e9opathie est pratiqu\u00e9e par une petite minorit\u00e9 de praticiens avec des qualifications\/dipl\u00f4mes d\u00e9livr\u00e9es par des organisations de formation continue en m\u00e9decine alternative, mais utilis\u00e9es en parall\u00e8le \u00e0 d\u2019autres qualifications qui, elles, sont reconnues, sans faire de distinction entre celles qui sont reconnues par l\u2019Ordre et celles qui ne le sont pas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Au sujet de l\u2019\u00e9thique dans la pratique de l\u2019hom\u00e9opathie en m\u00e9decine humaine, voir Shaw (2010) et Smith (2012). Les deux auteurs expliquent que la pratique de l\u2019hom\u00e9opathie par les m\u00e9decins est un g\u00e2chis de ressources m\u00e9dicales, que les m\u00e9decins qui pratiquent l\u2019hom\u00e9opathie mais qui ne reconnaissent pas l\u2019effet placebo comme \u00e9l\u00e9ment principal d\u2019efficacit\u00e9 ne disent pas toute la v\u00e9rit\u00e9, donnant \u00e0 l\u2019hom\u00e9opathie une cr\u00e9dibilit\u00e9 ind\u00e9sirable, affaiblissant la m\u00e9decine bas\u00e9e sur la science et les preuves. Ces facteurs s\u2019appliquent aussi en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire. Cependant, en m\u00e9decine humaine, il existe, au moins, des effets placebo reconnus, et l\u2019aspect psychologue\/psychoth\u00e9rapeutique de la consultation hom\u00e9opathique, peut \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique pour un patient qui s\u2019int\u00e9resse aux solutions hom\u00e9opathiques. Au contraire, en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire, ces effets ne sont absolument pas b\u00e9n\u00e9fiques pour les animaux. Les v\u00e9t\u00e9rinaires hom\u00e9opathes soignent en r\u00e9alit\u00e9 les propri\u00e9taires, non pas les animaux, lorsqu\u2019ils prescrivent des rem\u00e8des inefficaces \u00e0 leurs animaux.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Acceptation de l\u2019hom\u00e9opathie<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Le m\u00e9decin et \u00e9crivain scientifique, Goldacre (2008), a \u00e9crit, dans son livre intitul\u00e9 <em>Bad Science<\/em>, \u00ab l\u2019hom\u00e9opathie est peut-\u00eatre l\u2019exemple paradigmatique de la th\u00e9rapie alternative : elle revendique l\u2019autorit\u00e9 d\u2019un h\u00e9ritage historique riche, mais cet historique est constamment r\u00e9\u00e9crit pour les besoins li\u00e9s aux relations publiques du march\u00e9 contemporain ; ses principes de fonctionnement lui donnent un air \u00e9labor\u00e9 et scientifique, sans preuve scientifique \u00e0 l\u2019appui pour d\u00e9montrer sa v\u00e9racit\u00e9. Ses <em>aficionados<\/em> sont s\u00fbrs d\u2019eux lorsqu\u2019ils disent que leurs pilules vont vous gu\u00e9rir, alors qu\u2019en fait, malgr\u00e9 des recherches intensives dans de nombreux essais cliniques, elles n\u2019ont pas montr\u00e9 plus d\u2019efficacit\u00e9 qu\u2019un placebo \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La pratique de l\u2019hom\u00e9opathie nous confronte \u00e0 deux hypoth\u00e8ses claires et mutuellement exclusives. Soit les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques sont r\u00e9ellement efficaces (ce qui est extr\u00eamement improbable pour toutes les raisons avanc\u00e9es dans les deux parties de cet article), soit l\u2019hom\u00e9opathie n\u2019a pas d\u2019effet au-del\u00e0 de l\u2019effet placebo et le jugement des hom\u00e9opathes quant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 de leurs rem\u00e8des est incorrect. Cette derni\u00e8re hypoth\u00e8se est la plus probable, pour toutes les raisons mentionn\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment, et elle semble \u00eatre coh\u00e9rente avec toutes les preuves \u00e0 notre disposition \u00e0 ce jour.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Les discussions ouvertes, les d\u00e9bats, et la critique de tous les traitements m\u00e9dicaux doivent \u00eatre encourag\u00e9s. Les opinions bas\u00e9es sur les anecdotes ou l\u2019exp\u00e9rience ne sont pas fiables. Les conclusions quant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 et l&rsquo;innocuit\u00e9 ne valent que s\u2019ils sont bas\u00e9s sur des faits scientifiques et objectifs relatifs aux preuves disponibles. La science est incr\u00e9mentielle et \u00ab \u00e9volutive \u00bb, croissant et changeant progressivement par l\u2019accumulation de faits \u00e9tablis suivant le principe de parcimonie &#8211; la plus simple explication possible. L\u2019hom\u00e9opathie, par opposition, est fond\u00e9e sur un principe d\u2019autorit\u00e9 faisant appel \u00e0 la croyance, gouvern\u00e9e par des lois arbitraires promulgu\u00e9es par son fondateur Hahnemann, et qui se doivent d\u2019\u00eatre immuables. En cela, l\u2019hom\u00e9opathie n\u2019est pas seulement non scientifique, elle est aussi un syst\u00e8me de croyance authentiquement mystique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Il existe des diff\u00e9rences fondamentales entre les lois de l\u2019hom\u00e9opathie et les lois scientifiquement d\u00e9termin\u00e9es de la nature. Les lois de la nature ne sont pas arbitraires. Elles sont bas\u00e9es sur l\u2019observation des ph\u00e9nom\u00e8nes, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es de mani\u00e8re intensive et, la plupart du temps, des m\u00e9canismes sous-jacents ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lucid\u00e9s. Aucune loi de la nature n\u2019est incompatible avec la physique, la chimie ou la biologie, et beaucoup sont li\u00e9es entre elles dans des voies qui montrent qu\u2019elles sont une partie d\u2019un syst\u00e8me naturel global. Au contraire, les trois lois r\u00e9gissant les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques (\u00ab le semblable soigne le semblable \u00bb, principe de dilution\/infinit\u00e9simal et succussion) sont arbitraires. Elles n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 sujettes \u00e0 des tests rigoureux, il n\u2019y a pas de m\u00e9canisme sous-jacent connu, et le principe infinit\u00e9simal en particulier est non seulement arbitraire, mais en contradiction totale avec ce que nous connaissons de la physique, de la chimie et de la biologie. De plus, les trois principes de l\u2019hom\u00e9opathie n\u2019ont aucun lien entre eux. On ne voit pas de raison particuli\u00e8re pour laquelle une propri\u00e9t\u00e9 curative qui devrait \u00eatre efficace sur le principe hom\u00e9opathique du \u00ab semblable soigne le semblable \u00bb devrait aussi voir ses effets renforc\u00e9s par la dilution et\/ou pourquoi une succussion devrait \u00eatre n\u00e9cessaire pour activer son effet th\u00e9rapeutique. Par ailleurs, il n\u2019y a a priori aucune raison pour laquelle la potentialisation de la propri\u00e9t\u00e9 curative requiert \u00e0 la fois dilution et succussion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Aucune th\u00e9orie expliquant les effets curatifs sp\u00e9cifiques suppos\u00e9s des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques n\u2019est compatible, ne serait-ce qu\u2019en partie, avec ce que l\u2019on conna\u00eet des fonctions du corps ou les propri\u00e9t\u00e9s des organismes causant les maladies. La \u00ab propri\u00e9t\u00e9 curative \u00bb inconnue des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques est surnaturelle par le fait qu\u2019elle agit \u00ab au-del\u00e0 de la compr\u00e9hension scientifique des lois de la nature \u00bb (Oxford Dictionaries 2017). Ce que l\u2019on sait de cette propri\u00e9t\u00e9 surnaturelle : 1) elle est pr\u00e9sente \u00e0 travers la plupart sinon tous les mondes physiques mais elle est ind\u00e9tectable par la science m\u00eame si elle se doit d\u2019agir sur la mati\u00e8re physique pour exercer ses propri\u00e9t\u00e9s qui lui sont attribu\u00e9es par les hom\u00e9opathes 2) elle accro\u00eet en puissance par dilutions successives 3) elle peut \u00eatre manipul\u00e9e par des hom\u00e9opathes entra\u00een\u00e9s dans le but de traiter presque toutes les maladies appartenant \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9tiologies ou pathog\u00e9n\u00e9sies, sans \u00eatre nuisible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La \u00ab magie \u00bb est d\u00e9finie par \u00ab le pouvoir d\u2019influencer les \u00e9v\u00e9nements en utilisant des forces myst\u00e9rieuses ou surnaturelles \u00bb (<em>Oxford Dictionaries <\/em>2017). En anthropologie, la magie fait g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9f\u00e9rence aux \u00ab croyances et comportements par lesquels la relation entre un acte et son effet n\u2019est pas empiriquement ou scientifiquement v\u00e9rifi\u00e9e mais, d\u2019un point de vue occidental, repose sur l\u2019analogie ou une connexion mystique \u00bb (Moro 2012). Ainsi, le \u00ab semblable soigne le semblable \u00bb, en absence d\u2019explication scientifique et reposant enti\u00e8rement sur l\u2019analogie est une croyance qu\u2019on peut qualifier de magique dans l\u2019ancienne tradition de la communion magique (Fraser 1922).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">La pratique de l\u2019hom\u00e9opathie par les v\u00e9t\u00e9rinaires est accept\u00e9e par les autorit\u00e9s r\u00e9gulatrices v\u00e9t\u00e9rinaires du monde entier, incluant le <em>Royal College of Veterinary Surgeons <\/em>au Royaume-Uni (Viner 2016) (NDT et l\u2019Ordre national des v\u00e9t\u00e9rinaires en France). Les probl\u00e8mes discut\u00e9s dans cet article et sa premi\u00e8re partie (Lees <em>et al. <\/em>2017) soul\u00e8vent cependant deux questions cl\u00e9s. Premi\u00e8rement, est-ce qu\u2019il est appropri\u00e9 pour des professionnels v\u00e9t\u00e9rinaires de traiter des animaux sur la base de croyances mystiques requ\u00e9rant l\u2019invocation de forces surnaturelles d\u00e9cr\u00e9dibilisant ainsi les bases scientifiques de notre profession. Comme mentionn\u00e9 par Hektoen (2005), \u00ab il est important pour la profession v\u00e9t\u00e9rinaire de discuter si les v\u00e9t\u00e9rinaires, en tant que profession m\u00e9dicale, doivent recommander ou pratiquer une th\u00e9orie sans base scientifique, et jusqu\u2019o\u00f9 les <em>desiderata<\/em> de traitements des clients doit \u00eatre pris en compte \u00bb. De la m\u00eame mani\u00e8re selon la C<em>onnecticut Veterinary Medical Association <\/em>(2013), <strong>\u00ab la profession v\u00e9t\u00e9rinaire a l&rsquo;obligation envers la soci\u00e9t\u00e9 et les clients de soutenir les conclusions de la science m\u00eame quand il n\u2019y a pas d\u2019unanimit\u00e9 absolue en son sein. Si nous voulons conserver la confiance du public, dont notre travail d\u00e9pend, nous devons d\u00e9montrer que nos recommandations sont fond\u00e9es sur la science, et que nous d\u00e9sirons mettre en avant le bien-\u00eatre de nos patients m\u00eame quand des coll\u00e8gues y font objection \u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Finalement, si les rem\u00e8des hom\u00e9opathiques n\u2019ont pas d\u2019effet sp\u00e9cifique, si l\u2019effet placebo exerc\u00e9 \u00e0 travers le propri\u00e9taire n\u2019est pas forc\u00e9ment b\u00e9n\u00e9fique pour l\u2019animal, ou plus g\u00e9n\u00e9ralement, si les effets placebo sur le propri\u00e9taire sont insignifiants voire d\u00e9l\u00e9t\u00e8res pour leur animal, et enfin si l\u2019usage des rem\u00e8des hom\u00e9opathiques peut retarder ou emp\u00eacher l&rsquo;utilisation de traitements conventionnels \u00e0 efficacit\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e chez les animaux malades, est-ce que l\u2019usage de l\u2019hom\u00e9opathie par des v\u00e9t\u00e9rinaires est tol\u00e9rable ? Dans l\u2019affirmative, le principe du consentement \u00e9clair\u00e9 implique que le v\u00e9t\u00e9rinaire prescripteur doit informer ses clients que les produits hom\u00e9opathiques n\u2019ont pas d\u2019effet au-del\u00e0 des effets non-sp\u00e9cifiques. Il doit aussi les informer de la nature de l\u2019effet placebo et pr\u00e9ciser que cet effet ne s\u2019exercera pas sur leur animal (Whiting 2012). Il serait plus \u00e9thique d\u2019insister sur le recours imm\u00e9diat \u00e0 des th\u00e9rapies conventionnelles \u00e0 efficacit\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e quand toute forme de douleur ou de souffrance est diagnostiqu\u00e9e. Il n\u2019est pas s\u00fbr que cette mani\u00e8re de proc\u00e9der soit g\u00e9n\u00e9ralement observ\u00e9e par les v\u00e9t\u00e9rinaires hom\u00e9opathes \u00e0 l\u2019heure actuelle, et il est certain que l\u2019utilisation de pratiques inefficaces par des v\u00e9t\u00e9rinaires, m\u00eame croyant sinc\u00e8rement \u00e0 leur efficacit\u00e9, est susceptible de compromettre le bien-\u00eatre animal.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conclusions<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Il semble que l\u2019hom\u00e9opathie soit l\u2019un des nombreux exemples, dans l&rsquo;histoire de la m\u00e9decine, de th\u00e9rapies suppos\u00e9es efficaces mais pour lesquelles il a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 qu\u2019elles \u00e9taient inefficaces et d\u00e9l\u00e9t\u00e8res. Un m\u00e9decin, Samuel Hahnemann, exer\u00e7ant il y a plus de 200 ans, \u00e0 une \u00e9poque pr\u00e9c\u00e9dant les sciences modernes et la m\u00e9decine, a propos\u00e9 un syst\u00e8me vitaliste de th\u00e9rapie qui a subsist\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 notre \u00e9poque malgr\u00e9 son incompatibilit\u00e9 avec les connaissances scientifiques modernes, et malgr\u00e9 l\u2019\u00e9chec des essais cliniques de haute qualit\u00e9 pour en d\u00e9montrer l\u2019efficacit\u00e9, ne serait-ce que pour une maladie (<em>House of Commons Science and Technology Committee <\/em>2010, <em>Australian Government <\/em>2015). La propri\u00e9t\u00e9 curative hom\u00e9opathique n\u2019est pas d\u00e9tectable par les m\u00e9thodes scientifiques, et malgr\u00e9 les affirmations des hom\u00e9opathes sur l\u2019efficacit\u00e9 de leurs rem\u00e8des en pratique, l\u2019efficacit\u00e9 au-del\u00e0 du placebo n\u2019est pas visible dans les essais cliniques de bonne qualit\u00e9 qui \u00e9liminent les biais et les effets non sp\u00e9cifiques. En m\u00e9decine humaine, il pourrait y avoir une place pour les aspects psychologiques\/psychoth\u00e9rapeutiques des consultations hom\u00e9opathiques, et pour l\u2019effet placebo des produits hom\u00e9opathiques chez les patients qui croient en de tels traitements. Mais en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire, il est peu probable que ces facteurs concernent les animaux, et l\u2019usage de produits hom\u00e9opathiques est contraire \u00e0 toutes les preuves scientifiques, il est irrationnel et en inad\u00e9quation avec les connaissances scientifiques et m\u00e9dicales actuelles (Chambers 2016, Whitehead <em>et al. <\/em>2016).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Les bases pharmacologiques de la th\u00e9rapeutique sont aussi incompatibles avec l\u2019hom\u00e9opathie. Dans la grande majorit\u00e9 des cas, la th\u00e9rapeuthique conventionnelle est fond\u00e9e sur les effets croissants de l\u2019augmentation de la dose ou des concentrations jusqu\u2019\u00e0 l\u2019atteinte d\u2019un plafond qui correspond \u00e0 la r\u00e9ponse maximale possible. Les doses sont d\u00e9termin\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019application de donn\u00e9es concernant les propri\u00e9t\u00e9s pharmacodynamiques et pharmacocin\u00e9tiques de chaque mol\u00e9cule, \u00e9tablies pour chaque esp\u00e8ce. De plus, il est reconnu que la dose doit \u00eatre adapt\u00e9e non seulement au poids, mais aussi \u00e0 la gravit\u00e9 de la maladie, \u00e0 l\u2019\u00e9tat de l\u2019animal, \u00e0 son \u00e2ge et \u00e0 sa race. Les th\u00e9rapies \u00e0 base de m\u00e9dicaments ont \u00e9merg\u00e9 suite \u00e0 un processus d\u2019\u00e9volution dont la base a \u00e9t\u00e9 la Materia Medica, qui a depuis \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e, et elles vont continuer d&rsquo;\u00e9voluer avec les progr\u00e8s des sciences. Comme nous l\u2019avons vu dans cet article, il existe beaucoup d\u2019inconv\u00e9nients dans l\u2019usage des produits pharmaceutiques en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire. Cependant, leurs b\u00e9n\u00e9fices et leurs effets secondaires sont explicables par des principes compatibles avec les connaissances scientifiques modernes. Ils sont sujets \u00e0 une \u00e9valuation rigoureuse en termes de qualit\u00e9, d\u2019innocuit\u00e9, et d\u2019efficacit\u00e9 par les autorit\u00e9s r\u00e9gulatrices, contrairement aux rem\u00e8des hom\u00e9opathiques. Ils ont grandement contribu\u00e9 au bien-\u00eatre animal et \u00e0 la prise en charge de leur souffrance.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"justification_texte\">Aucun des auteurs de cet article n\u2019a de relation financi\u00e8re ou personnelle avec d\u2019autres personnes ou organisations qui pourraient influencer de mani\u00e8re inappropri\u00e9e ou biais\u00e9e le contenu de cet article. D. Chambers et M. Whitehead sont membres de la <em>Campaign for Rational Veterinary Medicine, <\/em>et d\u2019un collectif de v\u00e9t\u00e9rinaires s\u2019opposant au pros\u00e9lytisme et \u00e0 l\u2019utilisation de th\u00e9rapies non rationnelles par des professionnels v\u00e9t\u00e9rinaires.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>AABEL,&nbsp;&nbsp;S., FOSSHEIM,&nbsp;&nbsp;S. &amp;&nbsp;RISE,&nbsp;&nbsp;F. (2001)&nbsp;Nuclear magnetic resonance (NMR) studies of homeopathic solutions.&nbsp;<abbr>British Homoeopathic Journal<\/abbr>&nbsp;90,&nbsp;14\u201320 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ACADEMY OF VETERINARY HOMEOPATHY STANDARDS OF PRACTICE (2017) <a href=\"https:\/\/theavh.org\/standards-of-practice\/\">https:\/\/theavh.org\/standards-of-practice\/<\/a>. Accessed June 11, 2017<\/p>\n\n\n\n<p>ALL TRIALS (2014). <a href=\"http:\/\/www.alltrials.net\/\">www.alltrials.net<\/a>. Accessed December 11, 2016<\/p>\n\n\n\n<p>AHN R., WOODBRIDGE A., ABRAHAM A., SABA S., KORENSTEIN D., MADDEN E. &amp; OTHERS. (2017) Financial ties of principal investigators and randomized controlled trial outcomes: cross sectional study. British Medical Journal 356, i6770. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Abstract\/FREE&nbsp;Full Text<\/a><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">] [Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ANICK D. J. &amp; IVES J. A. (2007) The silica hypothesis for homeopathy: physical chemistry. Homeopathy 96, 189\u2013195 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">CrossRef<\/a><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">]  [PubMed<\/a><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">]  [Web of Science<\/a><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">]  [Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ANON (2004) Special issue. Journal of Veterinary Pharmacology and Therapeutics 27, 393\u2013545 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ANON (2013) Receptive to replication. Nature Biotechnology 31, 943 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>AUSTRALIAN GOVERNMENT (2015) National Health and Medical Research Council statement on homeopathy and NHMRC information paper &#8211; evidence on the effectiveness of homeopathy for treating health conditions. <a href=\"https:\/\/www.nhmrc.gov.au\/about-us\/resources\/homeopathy\">https:\/\/www.nhmrc.gov.au\/about-us\/publications\/homeopathy<\/a>. Accessed March 24, 2017 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>. Accessed March 24, 2017 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BEKELMAN J. E., LI Y. &amp; GROSS C. P. (2003) Scope and impact of financial conflicts of interest in biomedical research: a systematic review. Journal of the American Medical Association 289, 454\u2013465 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BELL I. R., LEWIS II D. A., LEWIS S. E., BROOKS A. J., SCHWARTZ G. E. &amp; BALDWIN C. M. (2004) Strength of vital force in classical homeopathy: Bio-psycho-social-spiritual correlates within a complex systems context. Journal of Alternative and Complementary Medicine 10, 123\u2013131 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BELL I. R. &amp; KOITHAN M. (2012) A model for homeopathic remedy effects: low dose nanoparticles, allostatic cross-adaptation, and time-dependent sensitization in a complex adaptive system. BMC Complementary and Alternative Medicine 12, 191. [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BELL I. R., SCHWARTZ G. E., FRYE J., SARTER B. &amp; STANDISH L. J. (2015) Extending the adaptive network nanomedicine model for homeopathic medicines: nanostructures as salient cell danger signals for adaptation. Nanoscience and Technology 2, 1\u201322 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BELLAVITE P., CHIRUMBOLO S. &amp; MARZOTTO M. (2010) Homeopathy: clarifying its relationship to hormesis. Human and Experimental Toxicology 29, 573\u2013579 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BELON P. (1995) Provings: concept and methodology. British Homeopathic Journal 84, 213\u2013217 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BELON P., CUMPS J., ENNIS M., MANNAIONI P. F., ROBERFROID M., SAINTE-LAUDY J. &amp; WIEGANT F. A. (2004) Histamine dilutions modulate basophil activation. Inflammation Research 53, 181\u2013188 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BODEY A. L., ALMOND C. J. &amp; HOLMES M. A. (2017) Double-blinded randomised placebo-controlled clinical trial of individualised homeopathy for treatment of hyperthyroid cats. Veterinary Record 180 doi: 10.1136\/vr.104007 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BOERICKE W. (2008) Boericke\u2019s New Manual of Homeopathic Materia Medica with Repertory 3rd edn B Jain Publishers [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BRITISH ASSOCIATION OF HOMEOPATHIC VETERINARY SURGEONS (2017) Cured cases. www.bahvs.com\/cured-cases\/. Accessed August 4, 2017 (lien cass\u00e9 voir <a href=\"https:\/\/www.bahvs.net\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.bahvs.net<\/a>) [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>BRITISH HOMEOPATHIC ASSOCIATION (2017) <a href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20200503075213\/https:\/\/www.britishhomeopathic.org\/homeopathy\/conditions-homeopathy-is-used-for\/\">www.britishhomeopathic.org\/homeopathy\/conditions-homeopathy-is-used-for\/<\/a>Accessed March 20, 2017 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CALABRESE E. J. (2005) Paradigm lost, paradigm found: the re-emergence of hormesis as a fundamental dose response model in the toxicological sciences. Environmental Pollution 138, 379\u2013411 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CALABRESE E.J. &amp; BALDWIN L. A. (2001) Hormesis: u-shaped dose responses and their centrality in toxicology. Trends in Pharmacological Sciences 22, 285\u2013291 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CALABRESE E. J. &amp; BALDWIN L. A. (2002) Defining hormesis. Human and Experimental Toxicology 21, 91\u201397 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CALABRESE E. J. &amp; JONAS W. B. (2010) Homeopathy: clarifying its relationship to hormesis. Human and Experimental Toxicology 29, 531\u2013536 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CAMPBELL A. (2013) Homeopathy in Perspective: a Critical Appraisal Anthony Campbell self-published [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CANFIELD P. J., WHITEHEAD M. L., JOHNSON R., O\u2019BRIEN C. &amp; MALIK R. (2016) Case-based clinical reasoning in feline medicine 2: managing cognitive error. Journal of Feline Medicine and Surgery 18, 240\u2013247 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CARTWRIGHT S. J. (2016) Solvatochromic dyes detect the presence of homeopathic potencies. Homeopathy 105, 55\u201365 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">[Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CHAMBERS D. (2013) Why give a platform to homeopathy proponents? Veterinary Times. January 11 edn. p 39 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CHAMBERS D. (2016) Petition was aimed at RCVS, not homeopaths. Veterinary Times. January 18 edn. p 27 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CHAN A-W, HR\u00d3BJARTSSON A., HAAHR M. T., G\u00d8TZSCHE P. C. &amp; ALTMAN D. G. (2004) Empirical evidence for selective reporting of outcomes in randomized trials: comparison of protocols to published articles. Journal of the American Medical Association 291, 2457\u20132465 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CHAPMAN S. F. (2011) Homeopathic and integrative treatment for feline hyperthroidism &#8211; four cases (2006-2010). Homeopathy 100, 270\u2013274 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CHIKRAMANE P. S., SURESH A. K., BELLARE J. R. &amp; KANE S. G. (2010) Extreme homeopathic dilutions retain starting materials: a nanoparticulate perspective. Homeopathy 99, 231\u2013242 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CONNECTICUT VETERINARY MEDICAL ASSOCIATION (2013) \u2018Homeopathy has been identified as an ineffective practice and its use is discouraged.\u2019 White Paper: The Case Against Homeopathy. <a href=\"http:\/\/skeptvet.com\/Blog\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/Resolution3_2013_Homeopathy_Attch1.pdf\">skeptvet.com\/Blog\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/Resolution3_2013_Homeopathy_Attch1.pdf<\/a>. Accessed December 17, 2016 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CONZEMIUS M. G. &amp; EVANS R. B. (2012) Caregiver placebo effect for dogs with lameness from osteoarthritis. Journal of the American Veterinary Medical Association 241, 1314\u20131319 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>COWAN M. L., BRUNER B. D., HUSE N., DWYER J. R., CHUGH B., NIBBERING E. T. &amp; OTHERS. (2005) Ultrafast memory loss and energy redistribution in the hydrogen bond network of liquid H2O. Nature 434, 199\u2013202 [PubMed] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CROSKERRY P. (2003) The importance of cognitive errors in diagnosis and strategies to minimise them. Academic Medicine 78, 775\u20137780 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CROSKERRY P. (2013) From mindless to mindful practice \u2013 cognitive bias and clinical decision making. New England Journal of Medicine 368, 2445\u20132448 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CUCHERAT M. HAUGH M. C., GOOCH M. &amp; BOISSEL J. P. (2000) Evidence of clinical efficacy of homeopathy. A met-analysis of clinical trials. Homeopathic Medicines Research Advisory Group. European journal of Clinical Pharmacology 56, 27\u201333 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>CUNNINGHAM F. M., ELLIOTT J. &amp; LEES P. (2010) From Materia Medica to Veterinary Pharmacology, Handbook of Experimental Pharmacology and Therapeutics In: Comparative and Veterinary Pharmacology. Eds F. Cunningham, J. Elliott &amp; P. Lees. Springer-Verlag, pp 3\u201317 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>DAVENAS E., BEAUVAIS F., AMARA J., OBERBAUM M., ROBINZON B., MIADONNA A. &amp; OTHERS. (1988) Human basophil degranulation triggered by very dilute antiserum against IgE. Nature 333, 816\u2013818 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>DI GIROLAMO N. &amp; MEURSINGE REYNDERS R. (2016) Deficiencies of effectiveness of intervention studies in veterinary medicine: a cross-sectional survey of ten leading veterinary and medical journals. PeerJ 4, e1649. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>DOEHRING C. &amp; SUNDRUM A. (2016) Efficacy of homeopathy in livestock according to peer-reviewed publications from 1981 to 2014. Veterinary Record 179, 628. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PMC free article<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>DOUST J. &amp; DEL MAR C. (2004) Why do doctors use treatment that do not work? British Medical Journal 328, 474\u2013475 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PMC free article<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>EASTERBROOK P. J., GOPALAN R., BERLIN J. A. &amp; MATTHEWS M. D. (1991) Publication bias in clinical research. The Lancet 337, 867\u2013872 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ELIA V., ELIA L., CACACE P., NAPOLI E., NICCOLI M. &amp; SAVARESE F. (2006) Extremely diluted solutions as multivariable systems: a study of calorimetric and conductimetric behaviour as functions of the parameter time. Journal of Thermal Analysis and Calorimetry 84, 317\u2013323 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ENNIS M. (2010) Basophil models of homeopathy: a sceptical view. Homeopathy 99, 51\u201356 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ERNST E. (2010) Homeopathy: what does the \u2018best\u2019 evidence tell us? Medical Journal of Australia 192, 458\u2013460 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>FLOWER R. J. (2013) Pharmacology 2.0. British Journal of Clinical Pharmacology 76, 625\u2013629 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>FRASER J. G. (1922) Chapter 3. Sympathetic Magic In The Golden Bough: A Study in Magic and Religion. MacMillan [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GARTLEHNER G., HANSEN R. A., NISSMAN D., LOHR K. N. &amp; CAREY T. S. (2006) Criteria for distinguishing effectiveness from efficacy trials in systematic reviews. US Agency for Healthcare Research and Quality technical review 12. AHRQ publication No. 06-0046 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GAY J. M. (2006) Deterimining cause and effect in herds. Veterinary clinics of North America: Food Animal Practice 22, 125\u2013147 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GODWIN M., RUHLAN L., CASSON I., MACDONALD S., DELVA D., BIRTWHISTLE R. &amp; OTHERS. (2003) Pragmatic controlled clinical trials in primary care: the struggle between external and internval validity. BMC Medical Research Methodology 3, 28. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GOLDACRE B. (2008) Bad science HarperCollins [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GREGORY P. (2008) Veterinary homeopathy. In: Homeopathic Practice Ed S. Kayne. Pharmaceutical Press, pp 277\u2013301 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GREGORY P. (2013. a) Insights into Veterinary Homeopathy Saltire Books [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GREGORY P. (2013. b) Jumping to conclusions. Veterinary Times. November 11 edn. p 39 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GRIMES D. R. (2012) Proposed mechanisms for homeopathy are physically impossible. Focus on Alternative and Complementary Therapies 17, 149\u2013155 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GRUEN M. E., DORMAN D. C. &amp; LASCELLES B. D. X. (2017) Caregiver placebo effect in analgesic clinical trials for cats with naturally occurring degenerative joint disease-associated pain. Veterinary Record 180, 473. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PMC free article<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>GRUEN M. E., GRIFFITH E., THOMSON A., SIMPSON W. &amp; LASCELLES B. D. X. (2014) Detection of clinically relevant pain relief in cats with degenerative joint disease associated pain. Journal of Veterinary Internal Medicine 28, 346\u2013350 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Crossref<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>HAHNEMANN S. (2002) Organon of Medicine, 6th edn W. Boericke translation. B. Jain Publishers [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>HARTMAN S. E. (2009) Why do ineffective treatments seem helpful? A brief review. Chiropractic and Osteopathy 17, 10. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>HEKTOEN L. (2005) Review of the current involvement of homeopathy in veterinary practice and research. Veterinary Record 157, 224\u2013229 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Abstract\/Free FULL text<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>HEKTOEN L., LARSEN S., ODEGAARD S. A. &amp; LOKEN T. (2004) Comparison of homeopathy, placebo and antibiotic treatment of clinical mastitis in dairy cows &#8211; methodological issues and results from a randomized-clinical trial. Journal of Veterinary Medicine. Series A, Physiology, Pathology, Clinical Medicine 51, 439\u2013446 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>HIGGINS P. T. &amp; GREEN S. (2011) Cochrane handbook for systematic reviews of interventions v5.1.0. <a href=\"http:\/\/handbook.cochrane.org\/\">handbook.cochrane.org\/<\/a>. Accessed August 4, 2017 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>HIRST S. J., HAYES N. A., BURRIDGE J., PEARCE F. L. &amp; FOREMAN J. C. (1993) Human basophil degranulation is not triggered by very dilute antiserum against human IgE. Nature 366, 525\u2013527 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>House of Commons Science and Technology Committee (2010) Evidence check 2: Homoeopathy. <a href=\"http:\/\/www.publications.parliament.uk\/pa\/cm200910\/cmselect\/cmsctech\/45\/4504.htm\">www.publications.parliament.uk\/pa\/cm200910\/cmselect\/cmsctech\/45\/4504.htm<\/a>. Accessed August 4, 2017 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>HOVI M. &amp; RODERICK S. (1999) An investigation of the incidence, treatment strategies and financial implications of mastitis in organic and conventionally managed UK dairy herds Report to Defra, OF0124T. Reading, UK, Reading: p 19 pp [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>HR\u00d3BJARTSSON A., THOMSEN A. S. S., EMANUELSSON F., TENDAL B., HILDEN J., BOUTRON I. &amp; OTHERS. (2012) Observer bias in randomised clinical trials with binary outcomes: systematic review of trials with both blinded and non-blinded outcome assessors. British Medical Journal 344, e1119. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Abstract\/Free FULL Text<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>IOANNIDIS J. P. A. (1998) Effect of the statistical significance of results on the time to completion and publication of randomized efficacy trials. Journal of the American Medical Association 279, 281\u2013286 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>IOANNIDIS J.P.A. (2005. a) Contradicted and initially stronger effects in highly cited clinical research. Journal of the American Medical Association 294, 218\u2013228 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>IOANNIDIS J. P. A. (2005. b) Why most published research findings are false. Public Library of Science Medicine 2, e124. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>IOANNIDIS J. P. A. (2014) How to make more published research true. Public Library of Science Medicine 11, e1001747. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>IOANNIDIS J. P. A., HAIDICH A-B, PAPPA M., PANTAZIS N., KOKORI S. I., TEKTONIDOU M. G. &amp; OTHERS. (2001) Comparison of evidence of treatment effects in randomized and nonrandomized studies. Journal of the American Medical Association 286, 821\u2013830 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>JACOBS J., CHAPMAN E. H. &amp; CROTHERS D. (1998) Patient characteristics and practice patterns of physicians using homeopathy. Archives of Family Medicine 7, 537\u2013540 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>JADAD A. R. &amp; ENKIN M. W. (2007) Bias in Randomised Controlled Trials. In: Randomized Controlled Trials: Questions, Answers and Musings, 2nd edn. Wiley-Blackwell, pp 29\u201346 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>JONAS W. B., KAPTCHUK T. J. &amp; LINDE K. (2003) A critical overview of homeopathy. Annals of Internal Medicine 138, 393\u2013399 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>JONAS W. B., IVES J. A., ROLLWAGEN F., DENMAN D. W., HINTZ K., HAMMER &amp; OTHERS. (2006) Can specific biological signals be digitized. The FASEB Journal 20, 23\u201328 [<a href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/7377785_Can_specific_biological_signals_be_digitized\">Abstract\/Free FULL Text<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>KAHANB C., REHAL S. &amp; CRO C. (2015) Risk of selection bias in randomised trials. Trials 16, 405. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>KAHNEMAN D. (2012) Thinking fast and slow Penguin [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>KAYNE L. (2008) Roles of the UK homeopathic pharmacist Ed S. Kayne. In Homeopathic Practice. Pharmaceutical Press, pp 179\u2013209 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>KAYNE S. B. (2006) Homeopathic pharmacy theory and practice Elsevier, pp 126\u2013130 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>KOHN L. T., CORRIGAN J. M. &amp; DONALDSON M. S. (2000) To Err Is Human: Building a Safter Health System National Academy Press [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>LEES P., CHAMBERS D., PELLIGAND L., TOUTAIN P.-L., WHITING M. &amp; WHITEHEAD M. L. (2017) Comparison of veterinary drugs and veterinary homeopathy: part 1. Veterinary Record 10.1136\/vr.104278 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>LEE K. P., SCHOTLAND M. &amp; BACCHETTI P. (2002) Association of journal quality indicators with methodological quality of clinical research articles. Journal of the American Medical Association 287, 2805\u20132808 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>LEES P., FINK-GREMMELS J. &amp; TOUTAIN P. L. (2013) Veterinary pharmacology: history, current status and future prospects. Journal of Veterinary Pharmacology and Therapeutics 36, 105\u2013115 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>LEES P., PELLIGAND L., ELLIOTT J., TOUTAIN P. L., MICHELS G. &amp; STEGEMANN M. (2015. a) Pharmacokinetics, pharmacodynamics, toxicology and therapeutics of mavacoxib in the dog: a review. Journal of Veterinary Pharmacology and Therapeutics 38, 1\u201314 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>LEES P., PELLIGAND L., ILLAMBAS J., POTTER T., LACROIX M., RYCROFT A. &amp; TOUTAIN P. L. (2015. b) Pharmacokinetic\/pharmacodynamic integration and modelling of amoxicillin for the calf pathogens Mannheimia haemolytica and Pasteurella multocida. Journal of Veterinary Pharmacology and Therapeutics 38, 457\u2013470 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>LEXCHIN J., BERO L. A., DJULBEGOVIC B. &amp; CLARK O. (2003) Pharmaceutical industry sponsorship and research outcome and quality: systematic review. British Medical Journal 326, 1167. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PMC free article<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>LILLEY D. (2008) The homeopathic material medica. In Homeopathic Practice Ed S. Kayne. Pharmaceutical Press; pp 75\u201397 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>LINDE K., CLAUSIUS N., RAMIREZ G., MELCHART D., EITEL F., HEDGES L.V. &amp; OTHERS. (1997) Are the clinical effects of homeopathy placebo effects? A meta-analysis of placebo-controlled trials. Lancet 350, 834\u2013843 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MADDOX J., RANDI J. &amp; STEWART W. W. (1988) \u2018High-dilution\u2019 experiments a delusion. Nature 334, 287\u2013291 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MALIK N. (2012) Evidence-based homeopathy. drnancymalik.hpathy.com\/2012\/08\/18\/in-vitro-evidence\/ [lien cass\u00e9]. Accessed March 20, 2017 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATHIE R. T., BAITSON E. S., HANSEN L., ELLIOTT M. F. &amp; HOARE J. (2010) Homeopathic prescribing for chronic conditions in feline and canine veterinary practice. Homeopathy 99, 243\u2013248 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATHIE R. T. &amp; CLAUSEN J. (2014) Veterinary homeopathy: systematic review of medical conditions studied by randomised placebo-controlled trials. Veterinary Record 175, 373\u2013381 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Abstract\/Free FULL Text<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATHIE R. T. &amp; CLAUSEN J. (2015. a) Veterinary homeopathy: meta-analysis of randomised placebo-controlled trials. Homeopathy 104, 3\u20138 [PubMed] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATHIE R. T. &amp; CLAUSEN J. (2015. b) Veterinary homeopathy: systematic review of medical conditions studied by randomised trials controlled by other than placebo. BMC Veterinary Research 11, 236. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATHIE R. T., HACKE D. &amp; CLAUSEN J. (2012) Randomised controlled trials of veterinary homeopathy: characterising the peer-reviewed research literature for systematic review. Homeopathy 101, 196\u2013203 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATHIE R. T., HANSEN L., ELLIOTT M. R. &amp; HOARE J. (2007) Outcomes from homeopathic prescribing in veterinary practice: a prospective, research-targeted, pilot study. Homeopathy 96, 27\u201334 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATHIE R. T., LLOYD S. M., LEGG L. A., CLAUSEN J., MOSS S., DAVIDSON J. R. T. &amp; FORD I. (2014) Randomised placebo-controlled trials of individualised homeopathic treatment: systematic review and meta-analysis. Systematic Reviews 3, 142. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATHIE R. T., Ramparsad N., Legg L. A., Clausen J., Moss S., Davidson J. R. T. &amp; oTHERS. (2017) Randomised, double-blind, placebo-controlled trials of non-individualised homeopathic treatment: systematic review and meta-analysis. Systematic reviews 6, 63. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MATUTE H., BLANCO F., YARRITU I., DIAZ-LAGO M., VADILLO M. A. &amp; BARBERIA I. (2015) Illusions of causality: how they bias our everyday thinking and how they could be reduced. Frontiers in Psychology 6, 888. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MCGAURAN N., WEISELER B., KREIS J., SCH\u00dcLER Y-B., K\u00d6LSCH H. &amp; KAISER T. (2010) Reporting bias in medical research &#8211; a narrative review. Trials 11, 37. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MCKENZIE B. (2014) Veterinary clinical decision-making: cognitive biases, external constraints, and strategies for improvement. Journal of the American Veterinary Medical Association 244, 271\u2013276 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MILAZZO S., RUSSELL N. &amp; ERNST E. (2006) Efficacy of homeopathic therapy in cancer treatment. European Journal of Cancer 42, 282\u2013289 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MILGROM L. R., KING K. R., LEE J. &amp; PINKUS A. S. (2001) On the investigation of homeopathic potencies using low resolution NMR T2 relaxation times: an experimental and critical survey of the work of Roland Conte et al. British Homoeopathic Journal 90, 5\u201313  [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MONTAGNIER L., AISSA J., FERRIS S., MONTAGNIER J. L. &amp; LAVALLEE C. (2009) Electromagnetic signals are produced by aqueous nanostructures derived from bacterial DNA sequences. Interdisciplinary Sciences 1, 81\u201390 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>MORO P. A. (2012) Oxford Bibliographies \u2013 Magic. <a href=\"http:\/\/www.oxfordbibliographies.com\/view\/document\/obo-9780199766567\/obo-9780199766567-0051.xml\">www.oxfordbibliographies.com\/view\/document\/obo-9780199766567\/obo-9780199766567-0051.xml<\/a>. Accessed March 23, 2017 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>NICOLAI T. (2008) Important concepts and the approach to prescribing Ed. S. Kanye Homeopathic Practice. Pharmaceutical Press, pp 43\u201361 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>OWEN D. (2015. a) Assessing the Homeopathic Case. In Principles and Practice of Homeopathy: The therapeutic and healing process Ed D. Owen. Jessica Kingsley Publishers; pp 39\u201349 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>OWEN D. (2015. b) Introduction to Prescribing. In Principles and Practice of Homeopathy: The therapeutic and healing process Ed D. Owen. Jessica Kingsley Publishers, pp 51\u201363 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>OWEN D. (2015. c) The Homeopathic Consultation. In Principles and Practice of Homeopathy: The therapeutic and healing process Ed D. Owen. Jessica Kingsley Publishers; pp 29\u201338 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>OWEN D. (2015. d) What is health? In Principles and Practice of Homeopathy: The therapeutic and healing process Ed D. Owen. Jessica Kingsley Publishers, pp 3\u201317 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>OXFORD DICTIONARIES (2017) <a href=\"http:\/\/en.oxforddictionaries.com\/\">en.oxforddictionaries.com\/<\/a>. Accessed March 23, 2017<\/p>\n\n\n\n<p>OXTOBY C., FERGUSON E., WHITE K. &amp; MOSSOP L. (2015) We need to talk about error: causes and types of error in veterinary practice. Veterinary Record 177, 438. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Abstract\/Free FULL Text<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>PAULSON S. K., ENGEL L., REITZ B., BOLTEN S., BURTON E. G., MAZIASZ T. J. &amp; OTHERS. (1999) Evidence for polymorphism in the canine metabolism of the cyclooxygenase 2 inhibitor, celecoxib. Drug metabolism and Disposition 27, 1133\u20131142 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Abstract\/Free FULL Text<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>PINTO R. C. (2001) Post hoc, ergo propter hoc. In Argument, Inference and Dialectic Ed R. C. Pinto. Springer Science &amp; Business Media [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>PRASAD V. K. &amp; CIFU A. S. (2015) Ending Medical Reversal: Improving Outcomes, Saving Lives Johns Hopkins University Press [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>PRISMA (2017) Preferred reporting items for systematic reviews and meta-analyses (PRISMA) website. <a href=\"http:\/\/www.prisma-statement.org\/Default.aspx\">www.prisma-statement.org\/Default.aspx<\/a>. Accessed March 24, 2017 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>RATIONAL VETERINARY MEDICINE (2017) <a href=\"http:\/\/www.rationalvetmed.org\/academic%20papers.html\">www.rationalvetmed.org\/academic%20papers.html<\/a>. Accessed March 24, 2017 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>RAO M. L., ROY R., BELL I. S. &amp; HOOVER R. (2007) The defining role of structure (including epitaxy) in the plausibility of homeopathy. Homeopathy 96, 175\u2013182 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>REILLY D. (2008) The therapeutic encounter \u2013 a personal view In Homeopathic Practice. Ed S. Kayne. Pharmaceutical Press, pp 100\u2013128 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>REY L. (2003) Thermoluminescence of ultra-high dilutions of lithium chloride and sodium chloride. Physica A 323, 67\u201374 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>REY L. (2007) Can low-temperature thermoluminescence cast light on the nature of ultra-high dilutions? Homeopathy 96, 170\u2013174 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>RILEY D. (2008) Homeopathic drug provings In Homeopathic Practice. Ed S. Kayne. Pharmaceutical Press, London: pp 63\u201373 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ROY R., TILLER W. A., BELL I. &amp; HOOVER M. R. (2005) The structure of liquid water; Novel insights from materials research; Potential relevance to homeopathy. Materials Research and Innovation 9, 577\u2013608 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>RUDOLF R. D. (1938) The post hoc ergo propter hoc fallacy in medicine. Canadian Medical Association Journal 38, 281\u2013284 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SACKETT D. L., ROSENBERG W. M. C., GRAY J. A. M., HAYNES R. B. &amp; RICHARDSON W. S. (1996) Evidence based medicine: what it is and what it isn\u2019t. British Medical Journal 312, 71\u201372 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PMC free article<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SAPOSNIK G., REDEDLMEIER D., RUFF C. C. &amp; TOBLER P. N. (2016) Cognitive biases associated with medical decisions: a systematic review. BMC Medical Informatics and Decision Making 16, 138. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SARGEANT J. M. &amp; O\u2019CONNOR A. M. (2014) Conducting systematic reviews of intervention questions II: Relevance screening, data extraction, assessing risk of bias, assessing risk of bias, presenting the results and interpreting the findings. Zoonoses and Public Health 61 Suppl 1, 39\u201351 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SARGEANT J. M., THOMPSON A., VALCOUR J., ELGIE R., SAINT-ONGE J., MARCYNUKP. &amp; SNEDEKER K. (2010) Quality of reporting of clinical trials of dogs and cats and associations with treatment effects. Journal of Veterinary Internal Medicine 24, 44\u201350 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SCHULZ K. F., ALTMAN D. G., MOHER D. &amp; CONSORT Group. (2010) CONSORT 2010 statement: Updated guidelines for reporting parallel group randomised trials. Public library of science Medicine 7, e1000251. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SHANG A., HUWILER-MUNTENER K., NARTEY L., JUNI P., DORIG S., STERNE J. A. &amp; OTHERS. (2005) Are the clinical effects of homoeopathy placebo effects? Comparative study of placebo-controlled trials of homoeopathy and allopathy. Lancet 366, 726\u2013732 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SHAW D. M. (2010) Homeopathy is where the harm is: five unethical effects of funding unscientific \u2018remedies\u2019. Journal of Medical Ethics 36, 130\u2013131 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Free FULL Text<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SHERR D. (2015) Provings. In Principles and Practice of Homeopathy: The therapeutic and healing process Ed D. Owen. Jessica Kingsley Publishers, pp 19\u201327 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SHOJANIA K. G., BURTON E. C., McDONALD K. M. &amp; GOLDMAN L. (2003) Changes in rates of autopsy-detected diagnostic errors over time. A systematic review. Journal of the American Medical Association 289, 2849\u20132856 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SMITH K. (2012) Against homeopathy \u2013 a utilitarian perspective. Bioethics 26, 398\u2013409 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>SMITH R. (2006) The trouble with medical journals. Journal of the Royal Society of Medicine 99, 115\u2013119 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>STERN J. M. &amp; SIMES R. J. (1997) Publication bias: evidence of delayed publication in a cohort study of clinical research projects. British Medical Journal 315, 640. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PMC free article<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>TEMGIRE M. K., Suresh A. K., Kane S. G. &amp; Bellare J. R. (2016). Establishing the interfacial nano-structure and elemental composition of homeopathic medicines based on inorganic sales: a scientific approach. Homeopathy 105, 160\u2013172 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>TOUTAIN P. L., FERRAN A. A., BOUSQUET-MELOU A., PELLIGAND L. &amp; LEES P. (2016. a) Veterinary medicine needs new green antimicrobial drugs. Frontiers in Microbiology 7, 1196. [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>TOUTAIN P. L., POTTER T., PELLIGAND L., LACROIX M., ILLAMBAS J. &amp; LEES P. (2016. b) Standard PK\/PD concepts can be applied to determine a dosage regimen for a macrolide: the case of tulathromycin in the calf. Journal of Veterinary Pharmacology and Therapeutics doi: 10.1111\/jvp.12333 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>VAN WIJK R., BOSMAN S. &amp; VAN WIJKE P. (2006) Thermoluminescecne in ultra-high dilution research. Journal of Alternative and Complementary Medicine 12, 437\u2013443 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>VANDENBERG L. N. (2014) Non-monotonic dose responses in studies of endocrine disrupting chemicals: bisphenol a as a case study. Dose Response 12, 259\u2013276 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>VET ALLTRIALS. (2015). <a href=\"http:\/\/vetalltrials.org\/\">vetalltrials.org\/<\/a>. Accessed December 11, 2016 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>VIERA A. J. &amp; BANGDIWALA SI. (2007) Eliminating bias in randomized controlled trials: importance of allocation concealment and masking. Family Medicine 39, 132\u2013137 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">PubMed<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>VINER B. (2016) Homeopathy and cancer. Veterinary Record 10.1136\/vr.i3862 [<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\" target=\"_blank\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>WHITEHEAD M., JESSOP M., GOUGH A., TAYLOR N., ATKINSON M., HYDE P., MCKENZIE B., &amp; GUTHRIE A. (2016) Use of homeopathy is unethical and ineffective. Veterinary Times March 14 edn [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>WHITING M. (2012) Everyday ethics, homeopathic vaccine. In Practice 34, 430\u2013431 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Abstract\/ Free FULL Text<\/a>] [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>WORLD HEALTH ORGANIZATION. (2009) Safety issues in the preparation of homeopathic medicines World Health Organization [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>ZOONOSES AND PUBLIC HEALTH. (2014) Special issue: systematic reviews and meta-analysis in animal agriculture and veterinary medicine. Zoonoses and Public Health 61 Suppl 1, 1\u201363 [<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/vr.104555\">Google Scholar<\/a>]<\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous vous proposons la seconde partie int\u00e9grale d&rsquo;un article de revue majeur traduit de l\u2019anglais par les Z\u00e9t\u00e9rinaires, qui \u00e9tablit une comparaison entre les m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et l\u2019hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire. Y seront abord\u00e9s les sujets de la pharmacodynamique et pharmacocin\u00e9tique, des preuves, de l&rsquo;\u00e9thique et de la d\u00e9ontologie concernant l&rsquo;hom\u00e9opathie. Nous remercions le Pr P.-L. Toutain,&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1138,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":78,"footnotes":""},"categories":[20,44],"tags":[],"class_list":["post-1120","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-informations","category-traduction-darticle"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2 - Z\u00e9t\u00e9rinaires<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Partie 2 de la traduction de l&#039;article de Lees et al, pharmacodynamique, pharmacocin\u00e9tique, Preuves et \u00e9thique de l&#039;hom\u00e9opathie.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2 - Z\u00e9t\u00e9rinaires\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Partie 2 de la traduction de l&#039;article de Lees et al, pharmacodynamique, pharmacocin\u00e9tique, Preuves et \u00e9thique de l&#039;hom\u00e9opathie.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Z\u00e9t\u00e9rinaires\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/zeterinaires\/\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2019-06-13T10:00:21+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2023-12-03T11:30:15+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1024\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"680\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"zeteditor\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:creator\" content=\"@zeterinaires\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@zeterinaires\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"zeteditor\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"85 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"zeteditor\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/0247c9e0092583cacfceba744457170a\"},\"headline\":\"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2\",\"datePublished\":\"2019-06-13T10:00:21+00:00\",\"dateModified\":\"2023-12-03T11:30:15+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/\"},\"wordCount\":17182,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2019\\\/06\\\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg\",\"articleSection\":[\"Informations\",\"Traduction d'article\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/\",\"name\":\"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2 - Z\u00e9t\u00e9rinaires\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2019\\\/06\\\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg\",\"datePublished\":\"2019-06-13T10:00:21+00:00\",\"dateModified\":\"2023-12-03T11:30:15+00:00\",\"description\":\"Partie 2 de la traduction de l'article de Lees et al, pharmacodynamique, pharmacocin\u00e9tique, Preuves et \u00e9thique de l'hom\u00e9opathie.\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2019\\\/06\\\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2019\\\/06\\\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg\",\"width\":1024,\"height\":680,\"caption\":\"#MonHariboMonChoix\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/2019\\\/06\\\/13\\\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/\",\"name\":\"Z\u00e9t\u00e9rinaires\",\"description\":\"Collectif V\u00e9t\u00e9rinaire #NoFakeMed\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#organization\",\"name\":\"Z\u00e9t\u00e9rinaires\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2020\\\/03\\\/cropped-LOGO_ZETES_NEW_PETIT.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2020\\\/03\\\/cropped-LOGO_ZETES_NEW_PETIT.png\",\"width\":200,\"height\":116,\"caption\":\"Z\u00e9t\u00e9rinaires\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/zeterinaires\\\/\",\"https:\\\/\\\/x.com\\\/zeterinaires\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.zeterinaires.fr\\\/nofakemed\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/0247c9e0092583cacfceba744457170a\",\"name\":\"zeteditor\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/4aa5bd48fc5cabc7c16c1e9b6afafdf2339df144c2ab2a400856359745c62c5a?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/4aa5bd48fc5cabc7c16c1e9b6afafdf2339df144c2ab2a400856359745c62c5a?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/4aa5bd48fc5cabc7c16c1e9b6afafdf2339df144c2ab2a400856359745c62c5a?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"zeteditor\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2 - Z\u00e9t\u00e9rinaires","description":"Partie 2 de la traduction de l'article de Lees et al, pharmacodynamique, pharmacocin\u00e9tique, Preuves et \u00e9thique de l'hom\u00e9opathie.","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2 - Z\u00e9t\u00e9rinaires","og_description":"Partie 2 de la traduction de l'article de Lees et al, pharmacodynamique, pharmacocin\u00e9tique, Preuves et \u00e9thique de l'hom\u00e9opathie.","og_url":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/","og_site_name":"Z\u00e9t\u00e9rinaires","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/zeterinaires\/","article_published_time":"2019-06-13T10:00:21+00:00","article_modified_time":"2023-12-03T11:30:15+00:00","og_image":[{"width":1024,"height":680,"url":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"zeteditor","twitter_card":"summary_large_image","twitter_creator":"@zeterinaires","twitter_site":"@zeterinaires","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"zeteditor","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"85 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/"},"author":{"name":"zeteditor","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#\/schema\/person\/0247c9e0092583cacfceba744457170a"},"headline":"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2","datePublished":"2019-06-13T10:00:21+00:00","dateModified":"2023-12-03T11:30:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/"},"wordCount":17182,"publisher":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg","articleSection":["Informations","Traduction d'article"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/","url":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/","name":"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2 - Z\u00e9t\u00e9rinaires","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg","datePublished":"2019-06-13T10:00:21+00:00","dateModified":"2023-12-03T11:30:15+00:00","description":"Partie 2 de la traduction de l'article de Lees et al, pharmacodynamique, pharmacocin\u00e9tique, Preuves et \u00e9thique de l'hom\u00e9opathie.","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/#primaryimage","url":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg","contentUrl":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/14343413571_d92c3f51d8_b.jpg","width":1024,"height":680,"caption":"#MonHariboMonChoix"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/2019\/06\/13\/comparaison-entre-medicaments-veterinaires-et-homeopathie-veterinaire-partie-2\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Comparaison entre m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires et hom\u00e9opathie v\u00e9t\u00e9rinaire : partie 2"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#website","url":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/","name":"Z\u00e9t\u00e9rinaires","description":"Collectif V\u00e9t\u00e9rinaire #NoFakeMed","publisher":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#organization","name":"Z\u00e9t\u00e9rinaires","url":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/cropped-LOGO_ZETES_NEW_PETIT.png","contentUrl":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/cropped-LOGO_ZETES_NEW_PETIT.png","width":200,"height":116,"caption":"Z\u00e9t\u00e9rinaires"},"image":{"@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/zeterinaires\/","https:\/\/x.com\/zeterinaires"]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/#\/schema\/person\/0247c9e0092583cacfceba744457170a","name":"zeteditor","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/4aa5bd48fc5cabc7c16c1e9b6afafdf2339df144c2ab2a400856359745c62c5a?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/4aa5bd48fc5cabc7c16c1e9b6afafdf2339df144c2ab2a400856359745c62c5a?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/4aa5bd48fc5cabc7c16c1e9b6afafdf2339df144c2ab2a400856359745c62c5a?s=96&d=mm&r=g","caption":"zeteditor"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1120","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1120"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1120\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1138"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1120"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1120"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.zeterinaires.fr\/nofakemed\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1120"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}