Parce que les Fleurs, c’est périssable…

Par zeteditor

Souvenez vous dans une publication précédente sur facebook , nous avions osé un calembour sur les Fleurs de Bach en pensant que ce sujet ne méritait bien que ça.

Flacons d'élixir de Bach


En fait, nous nous trompions.

En effet la Semaine Vétérinaire n°1803 (hebdomadaire professionnel) nous a gratifié d’un magnifique publi-reportage à la gloire des élixirs floraux et d’un nouveau laboratoire producteur.
Mais il faut rappeler que cette pratique rassemble les caractéristiques d’une pseudo-science.
Nous allons donc profiter de cet exemple pour se rappeler comment il est possible de reconnaître à partir de quelques critères une pratique qui n’a pas le niveau de preuve requis pour faire partie de notre matériel thérapeutique .
(adaptation de la publication suivante: Monvoisin R, Élixirs floraux de Bach : étude zététique, critique des concepts pseudo-scientifiques, pseudo-médicaux et des postures philosophiques induites par la théorie du Dr Bach, Annales pharmaceutiques françaises, 2005, vol. 63, no6, pp. 416-428 )

Sept caractéristiques :

  • le mythe fondateur: un homme seul, proposant de révolutionner les pratiques médicales de son époque en s’opposant à la médecine “officielle”
  • l’immuabilité de la théorie: la méthode est pleine et entière telle qu’édictée par son inventeur. Quasiment pas de modifications importantes ensuite ce qui contraste complètement avec la méthode d’évolution de la médecine en général.
  • le traditionalisme: peu d’explications sur l’origine de la méthode, sortie de la seule intuition de l’inventeur et devant être respectée selon un rituel “ancestral” et faisant fi des évolutions technologiques
  • le jargon pseudo scientifique: utiliser des mots habituellement réservés à une élite (nom latins par exemple) ou enveloppés de mystère (“élixirs” se rapprochant de l’alchimie et de la pensée magique)
  • témoignages en guise de preuves: le grand classique du “ça marche!”, “le chien de ma mère a été mieux grâce à…” tout cela pour pallier à l’absence de preuves tangibles obtenues par l’expérimentation scientifique.
  • mélange avec les autres pseudo-sciences: praticiens pluri(pseudo)disciplinaires passant allègrement de l’une à l’autre. On remarque cette caractéristique chez beaucoup de formateurs des organismes enseignant les pseudo médecines.
  • rejet de la médecine “officielle” (parfois à juste titre)

Alors rappelons le clairement, la production de travaux montrant une efficacité spécifique d’un quelconque élixir sur telle ou telle pathologie ne saurait que nous ravir, et nous l’indiquerions volontiers. Mais non seulement ce n’est pas le cas à notre connaissance, mais ça semble mal parti quand on sait que Bach a eu l’intuition de sa théorie lors d’une illumination divine

Alors, à vous de jouer pour dénicher quelques autres #fakemedrépondant aux critères ci-dessus.
#nofakemed #nofakevet