Les arguments douteux : n°5, l’argument de démocratie.

Par zeteditor
démocratie
En décembre 1999, Laurent Puech rédigeait un article dans le numéro 240 de science et pseudosciences, sur une liste de 13 arguments régulièrement utilisés par les adeptes des pseudosciences pour justifier leur croyance et le rejet des arguments de leurs détracteurs. Nous allons reprendre son travail et l’adapter aux pseudo-médecines, en particulier dans le monde vétérinaire, et compléter la liste d’arguments dans une série de courts billets.

Après avoir porté atteinte à la liberté individuelle du pseudo-médecin, le sceptique est accusé de porter atteinte à la collectivité en étant un danger pour la démocratie. Rien de moins… 

La démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. » (A. Lincoln)

Au nom de la démocratie et du nombre de leurs adeptes, les pseudo-médecins demandent la prise en compte de leur pratique, oubliant que la science et la médecine ne sont pas des domaines démocratiques mais une « aristocratie du savoir ». 

Une aristocratie non pas héréditaire mais élective, conférée par un savoir. Ce savoir se transmet et progresse de scientifique à scientifique. Il repose sur le travail et la remise en cause permanente.

Quand la démocratie dirige le contenu de la science, elle peut, par exemple, imposer l’enseignement du créationnisme aux étudiants. Au nom d’une version erronée de la neutralité du point de vue.

L’esprit critique, l’enseignement, le travail scientifique, sont le socle d’une société éclairée.  Ils n’ont toutefois pas la nécessité de se plier aux impératifs démocratiques.

Argument n°4

Crédit photo : TreeHill